Pas d’accord. La composante culturelle du capitalisme, c’est en quelque sorte l’absence de composante culturelle fixe. C’est ce que certains au Cercle Aristote appellent sociétés liquides, ou fluctuantes (cf. Zygmunt Bauman), à l’opposé des sociétés solides dont la nature est palpable, discernable, et impose certaines limites. Le fluide, lui, se répand et n’a aucune tenue sans garde-fou (politique). Le capitalisme vit de l’absence de fixité, d’où le fait qu’il voit d’un bon œil une immigration massive, qui plus est venant de loin, comme autant de peuples dont il faudra contenter les besoins (organiques ou culturels) et les désirs par le mécanisme abrutissant production-consommation.
Si j’étais bon en dessin, je figurerais le parfait capitalisme comme un hamster dans une roue et au-dessous j’intitulerais "Le mécanisme de la croissance". Tiens, ça me donne des idées.