C’est Sarkozy qui a détruit la diplomatie française en imprimant cette ligne néoconservatrice atlantiste dure que l’on retrouve aujourd’hui aussi bien à gauche (version fabiusienne) qu’à droite (morrin sous sarko, encore pire, puisqu’il voulait démanteler l’armée française).
C’est Sarkozy qui nous a mis 700 milliards de dette supplémentaire sur la gueule pour sauvegarder quelques banques "françaises" et allemandes.
C’est Sarkozy qui nous a ramené dans les structures de commandement de l’OTAN.
C’est Sarkozy qui a doublé les flux migratoires durant son quinquennat.
C’est Sarkozy qui a cassé les services de renseignement français.
C’est Sarkozy qui a réduit les effectifs de police et institué le rendement statistique.
C’est Sarkozy, le conservateur soixante-huitard, qui a oscillé en permanence entre une complaisance stérile vis à vis du clergé et un mépris presque assumé de la "famille traditionnelle".
Je ne sais pas où vous allez trouver une "certaine idée de la France" chez lui, il n’a même pas le goût du terroir et méprise objectivement la France provinciale et la France ultramarine, ainsi que la francophonie (son dédain pour les Québecois). Son truc à lui, c’est les arrivistes vulgaires des hauts de Saine, la police new-yorkaise, et, effectivement, une certaine fascination pour les autocrates orientaux sans doute liée à ses origines ou à un des nombreux complexes qui lui ont servi de moteur dans la vie.... Quant à Israel, vous devriez quand même relire ses déclarations sur le sujet oscillant entre la fascination et l’amour inconditionnel.
Mais il est vrai que Sarkozy l’a mauvaise depuis 2012 puisque son atlantisme forcené et ses postures de sauveur du système financier international ne lui ont valu aucun soutien de poids, notamment en Allemagne ou aux USA, où l’on sait au contraire que le personnage agaçait et amusait tant Merkel qu’Obama. Même Hollande est un peu plus crédible que lui sur ce point, pouvant au moins se prévaloir de quelques signatures de gros contrats que Sarkozy a plantés par arrogance et excès de volontarisme (contats rafales en Suisse, au Brésil et au Maroc). Quant à Le Guen, il est techniquement bien meilleur à son poste que ne l’était Morrin.
Fillon est un "ami" personnel de Poutine et c’est d’ailleurs lui à l’époque qui a poussé le contrat du Mistral quand les hauts gradés tentaient de convaincre Sarkozy que cette vente était prématurée au regard de l’évolution politique en Russie.
Mais il est vrai que cette droite française, à l’image de cette initiative, peut se révéler brouillonne et incohérente, se laissant aller dans l’opposition à certaines velléités "gaullistes" totalement refoulées durant l’exercice du pouvoir, comme d’autres à gauches promettent de lutter contre la "finance internationale" quand ils sont en campagne électorale : le côté tragique, c’est que les électeurs de droite n’y voient que du feu et continueront de voter pour le moindre margoulin qui leur parlera "d’identité nationale".