Je viens d’écouter l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut sur
France Cultre : Les maux de l’école et
les moyens d’y remédier.
J’ai trouvé que les critiques de la réforme de l’enseignement
étaient parfaitement justifiées, mais trop peu situées dans le problème plus
général de la perte de sens généralisée dans
la société du modernisme, laquelle perte est à la fois productrice et résultat
de la perte du sens des mots.
Hier j’ai circulé dans un TGV. Je suis monté dans un wagon de "2nde
classe" ! "Deuxonde" ou "Deuzonde" ? C’était écrit en grosses,
belles et coûteuses lettres de couleur à l’extérieur du wagon, comme sans doute
sur des milliers d’autres formant les nombreux TGV. Simple exemple de bêbête innovation
comme on croit utile d’en produire désormais partout pour "faire
avancer" la société.
Mais il y a plus grave. Par exemple quand des journalistes de
Francer Inter (radio "de service public") sont fiers de participer à
l’élimination du sens des chansons en les réduisant à leur musique (pas de
traduction, même très résumée, de ce que disent les paroles en anglais, voire
en français mais complètement couvertes par "l’accompagnement").
Cette élimination est maintenant devenue quasi-officielle : le mot
"chanson" a lui-même pratiquement disparu dans ce qui n’est plus que
"domaine musical". Peut-être que notre pays avait trop de chansons qui, dans notre belle langue, disaient
trop clairement "la vérité" et doivent donc, comme chantait le poète qui
vient de disparaître, être exécutées.
Mais il y a bien pire encore. C’est quand le sens des mots est systématiquement détruit dans un but
politique inavouable. Ce fut le cas quand Christiane Taubira obtint la
complicité immédiate de la quasi-totalité
de la presse pour faire croire à une réforme de prétendue extension du mariage aux homosexuels, alors qu’il
s’agissait d’une réforme en deux temps malhonnêtement concentrés en un seul :
d’abord suppression du mariage, puis
redéfinition de celui-ci, avec un
sens presque contraire à celui qu’il avait auparavant.
C’est le cas aussi quand, après Sarkozy qui avait déjà bien fait
avancer le mensonge, la fausse gauche réussit, là encore avec la quasi-totale
complicité de la presse, à faire assimiler la très compréhensible et très
justifiée islamophobie à du racisme,
à de la xénophobie, à de la haine.
Odieuse tricherie à but bassement électoraliste, dont on voit chaque
jour les dégâts grandissants dans toute l’Europe. Dégâts qui vont forcément
s’aggraver puisque gouvernants et presse servile s’abstiennent de faire
remarquer que, au sein de la massive immigration qui ne cesse de s’amplifier,
de très nombreux immigrants sont porteurs de la très violente religion
islamique.
Dormez braves gens ! Lâches gouvernants et journalistes sans
conscience ont les mots pour protéger votre sommeil.