Je suis en désaccord avec Gaspard quand il affirme notamment que l’organisation sociale de la société française est un fait strictement politique alors que la religion chrétienne depuis le sacre de Clovis à Reims autour de l’année 498 a été l’élément central de l’organisation de la vie familiale dont la compétence matérielle appartenait à la juridiction ecclésiastique et que la régulation des comportements sociaux, d’une manière générale, dépendait pour beaucoup des références morales que l’église répandait dans le cœur de la civilité. Ainsi, les mœurs et l’éducation, hormis les crimes et les activités de commerce, étaient principalement confiées au clergé alors que la guerre, la répression des crimes, la collecte des impôts et la vie économique en général ressortissaient, pendant la période de l’ancien régime, de la compétence de la couronne, et à l’époque féodal, des grands seigneurs au premier rang desquels régnait le suzerain comme le primo inter pares.
La nature politique du pouvoir est à mettre en relation avec la république bourgeoise et maçonnique qui a œuvré en sous main sans désemparer pour se débarrasser par touches successives de l’église consulaire et, accessoirement, de la spiritualité transcendantale ou métaphysique.