Norman (et Maq)
S’ouvrir, chercher un socle commun, une fondation, un fondement ...
C’est mieux que le contraire, bien sûr.
Mais quoi ? un ennemi provisoire commun ?
Pour changer le monde social, il faut bien sûr s’allier, mais pas avec des gens qui préfèrent s’appuyer sur l’histoire et ses nombreuses possibilités de story telling plutôt que sur la scientificité potentielle de la sociologie.
Pour aller sur la lune, il vaut mieux s’allier avec des gens qui croient en l’existence des lois de la gravité, qu’avec des gens qui appellent ça de la science fiction et qui préfèrent trouver des solutions dans les écrits antiques.
Je parle surtout du Guéguen tel qu’il était jusqu’ici.
Mais s’il reconnait maintenant qu’aux yeux des autres, les analyses causales chronologiques (historiques, naturalistes) paraissent comme des passions ... alors, tout devient possible, peut-être même que d’ici 10 ou 15 ans, il osera passer à l’étape suivante et qu’il interrogera les gens qui parlent de ses passions, sur leurs passions à eux, celles qu’ils croient avoir, celles qu’ils dissimulent de peur qu’elles paraissent trop triviales, égoïstes, incohérentes entre elles ...
Et peut-être que 10 ou 15 ans de plus lui suffiront pour passer à l’étape suivante et qu’il adoptera une éthique de la communication lui permettant d’interroger ces fausses passions, de les mettre à plat, de les mettre suffisamment en cohérence collectivement pour produire des changements sociaux.
Heureusement, la technologie ne mettra pas autant de temps pour réussir ce progrès tout en douceur.
Mais, après tout, mieux vaut avoir 20 ans de retard que de nier la réalité jusqu’au bout.