Je trouve ça normal que des losers résignés-réclamants (comme dirait le percutant Jacques Attali), les untermensch franchouillards de la mondialisation, les salauds sartriens du repli sur soi et de la fermeture à l’Autre, qui sont victimes en réalité de leur propre incurie et de leur indisposition constitutive au changement, soient abandonnés à leur sort, c’est la dure réalité darwinienne du milieu social qui n’est qu’une métaphore civilisée de la lutte pour la survie.
De la même manière il est tout aussi normal qu’on laisse des migrants au sang frais, tous héroïques, courageux, dignes et travailleurs (comme dans les reportages de France 2), dont les trois-quarts sont médecins, ingénieurs, professeurs d’université, etc., venir s’installer dans nos pays moribonds pour payer les retraites de nos classes moyennes irresponsables tout en apportant la contribution revigorante et très nécessaire de leur fertilité et de leur capital génétique (tout est question de capital).
Car comme dirait l’excellent Guy Sorman - autre sommet de la pensée française contemporaine - la migration est un processus darwinien qui élimine les faibles et sélectionne les forts qui vont ensuite contribuer à l’économie, monter des entreprises, travailler dans le bâtiment, etc.
Forts qui entreprennent logiquement la conquête du ventre des femelles des mâles occidentaux avachis et tétanisés par 70 ans de social-démocratie, de paix capitaliste et de consumérisme lénifiant, et qui ont d’autres problèmes à gérer : dépression nerveuse, virilité en berne, harcèlement au travail, harcèlement fiscal, temps de transports, liberté de la femme, emmerdes en tout genre, toutes choses qui l’éloignent des réalités fondamentales de la vie avec lesquelles le migrant est en contact quotidien : prendre le territoire, manger, se reproduire.
Autrefois, on appelait ça une invasion, quand les murs d’une cité tombait, les conquérants tuaient les hommes et violaient les femmes, histoire de faire table-rase du passé et de bien faire comprendre qui étaient les nouveaux maîtres. Au moins à l’époque, il n’y avait pas de féministes pour expliquer que seuls les violeurs blancs étaient des salauds et trouver des circonstances atténuantes douteuses aux conquérants violeurs (ils ne supportent pas l’alcool, ils n’ont pas l’habitude de la liberté de la femme, etc.), elles se contentaient d’écarter les jambes pour survivre. Mais ne soyons pas cyniques, ce ne sont là que des aléas temporaires inhérents aux échanges multiculturels et à la mondialisation que l’on disait autrefois "heureuse" (ah ah ah, tous ces concepts en forme de foutage de gueule que les électeurs français ont continuellement validé par leur suffrage : "mondialisation heureuse", "autre europe", "europe sociale", etc.), bientôt triomphera le bien-mieux-vivre-ensemble sur fond de dette et de chômage de masse.
Il y a quand même eu du progrès : les Allemands peuvent continuer à vivre pendant que leurs femelles se font tripoter en masse, aimables préliminaires à la gigantesque partouze métisseuse voulue par l’oligarchie.