Je ne suis pas d’accord avec Michel Drac
il
part du principe que la solution d’une société dépassant le capitalisme
est impossible dans l’immédiat, donc, surtout pas comme solution aux
problèmes de civilisation actuels.
De fait, il se retrouve face à
une impasse, car il dit combattre les multinationales qui n’ont
d’autres visées que de fournir des dividendes à ses actionnaires et
veulent imposer leur dictature pour assurer une pleine rémunération de
leurs actionnaires. Sachant que ces actionnaires, sont les seuls qui
consomment vraiment pour avoir la propriété de l’outil de production,
vers qui revient la plus-value pour dégager le profit.
Un reset de la finance, ne serait pas réellement préjudiciable à ceux
qui ont la propriété de l’environnement économique, mais pour tous les
autres, si. Donc, un risque d’explosion sociale forte, surtout si
l’inquiétude des retraités n’est pas éteinte dans l’oeuf (garantie des fonds de pensions).
En
fait, ce qui échappe à Michel Drac, c’est de comprendre qu’en
vertu du principe de relation de causalité, l’intérêt général placé au
dessus des nations, revient à ce que ces nations acceptent de renoncer à
leur souveraineté absolu en échange d’une garantie d’assistance
mutuelles.
Ce qui revient, de facto, découlant de cette logique,
de placer les multinationales sous le contrôle politique et d’en retirer
la maîtrise économique à ceux qui en ont aujourd’hui la propriété.
C’est
que l’intérêt général au niveau planétaire, n’existe qu’à une condition, qu’il soit la somme
des utilités particulières, car si c’est la somme des intérêts
particuliers (nationaux), alors, c’est qu’il n’existe pas d’intérêt général.
C’est une relation de causalité et elle est impitoyable dans sa logique.
Ce que Michel Drac ne veut pas voir, c’est que la souveraineté et la propriété appartiennent au même paradigme économique et donc, conserver la souveraineté, c’est conserver la propriété et vice-versa. Le hic, c’est que la souveraineté économique appartient aux propriétaires économiques et que ce qui est inenvisageable, c’est que cette propriété économique revienne à la souveraineté nationale, car si cette souveraineté est démocratique et donc collective, alors, l’outil de production est aussi collectivisé.
La différence entre Michel Drac et les stratèges du système capitaliste, c’est que eux, semblent en avoir conscience.
Je répète, l’intérêt général (au niveau planétaire) est compatible, ni avec le nationalisme, ni avec le capitalisme, uniquement avec le responsabilisme. En transposant la propriété de l’environnement économique, en responsabilité de l’environnement économique.
Selon la définition de la responsabilité comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui.