@Qaspard Delanuit, Eric Gueguen et les autres
"Le libéralisme, par essence, est un mouvement de pensée qui ne reconnaît rien de ce qui n’est pas librement consenti."
la bonne question est de savoir si cette liberté s’exprime en société ou en dehors de la société, car ici, selon qu’il s’agit de la société ou non, la réponse n’est pas la même.
En société, il n’existe pas de liberté absolu pour chaque individu, parce que le cadre social s’impose mécaniquement. On ne peut donc pas atteindre le consentement de tous. Le libéralisme économique consiste juste à dire que seuls les propriétaires économiques sont libres, les autres devant obéir ou être assez fort pour devenir libre.
Mais si on pense à une société où la majorité adhère librement, et domine les autres par la raison pure, on ne peut que rechercher le consensus autour de valeurs éthiques, donc, de réciprocité. Donc, d’équilibre et non de déséquilibre comme actuellement.
Sans cette condition, il est impossible de s’extraire d’un système dictatorial, reposant sur la loi d’un ou quelques individus sur tous les autres, ceux qu’on appelle les élus, qu’ils soient roi, religieux ou commerçants.
Mais ils finiront toujours par établir une relation de commerce, dialogue, traitement, etc, en leur faveur. Le fait qu’un élu soit doué d’une grande empathie pour ses semblables est toujours une sorte d’heureux hasard pour celui qui vit sous son règne. Car comme le rappelle Eric Gueguen, le droit est centrifuge.
L’etat en lui même est un système politique et policé, essentiellement pour celui qui est placé en dessous de lui et accepte de lui obéir. Il consent d’autant plus à le servir, qu’il pense représenter la volonté de la communauté et suivre l’autorité du représentant de cette même communauté. Par contre, il est une question de dispute entre les différents groupes d’intérêts économiques et sociaux. L’enjeu étant sa gouvernance, car c’est elle qui en assure la maîtrise exécutive, législative et in fine, judiciaire. Les propriétaires économiques se chargeant du fameux 4ème pouvoir.
Les révolutions de palais qui ont eut lieu pour faire passer le pouvoir du roi à la bourgeoisie, a vu passer le pouvoir d’essence individuel,, au pouvoir collégial.
Encore une fois, il n’est question que des propriétaires économiques, car ce sont eux qui disposent du droit, via la monnaie ou plus sûrement, disons la créance monétaire. Ainsi, dans le libre marché, seuls les propriétaires économiques consomment vraiment, les autres reproduisent leur force de travail (cf Adam Smith et Marx). Aussi, lorsque le marché libre des propriétaires économiques n’a plus besoin d’une force de travail, souvent pour être remplacé par une machine, soit cette valeur productive se recycle, soit elle est relégué dans l’assistanat. Mais ces gens là font partie de la société et ne demande qu’à remplir leurs devoirs (de travailler) pour obtenir leur droit (de rétribution), dans le but de vivre.
Aujourd’hui, au fur et à mesure de la robotisation, la nécessité de bras humains diminue, mais cela pourrait bien finir par être le cas avec l’intelligence humaine.
Sur ce point, l’analyse de Eric Gueguen est bonne et pourquoi pas parler de cadre naturel. Là (analyse) où celle que je défend est différente, c’est sur la solution à apporter.
Jugez ce point (qui devrait faire l’objet d’un article à écrire), c’est que tout cadre implique la définition de bords extrêmes et d’une loi gravitique.
Eric Gueguen parle de cadre naturel, mais appliqué à l’humain, qu’est ce que cela donne ? Si j’ai bien compris le peu que j’ai lu, il s’agit d’accepter la condition humaine avec son cycle de vie et non l’immortalité (transhumanisme) qui est un hors cadre.
Mais j’aimerai bien savoir comment vous comptez stabiliser ce cadre naturel si tant est que le tout technologique affiche comme volonté de s’affranchir de tout cadre ?
La difficulté étant de donner l’axiome servant de force gravitique et d’ordre logique.
Moi je propose de suivre le principe de responsabilité !