@yoananda
Il s’avère que vous ignorez que le métissage ne signifie pas l’effacement, mais la diversité. Vous devriez VRAIMENT essayer. quant à vos remarques sur la nécrophilie, la pédophilie ou la zoophilie est sont non seulement dép-lacées, mais ineptes.
Et oui, ne vous déplaise, seul 0,27 % de notre patrimoine génétique nous différencie (donc, vous aussi) du Chimpanzé commun, du Bononbo (0,65 %, du gorille). Et, à en juger par certaines réactions ici, c’est à se demander si c’est bien Sapiens qui l’emporte, non en francité, mais en sagacité…
Enfin…
Il n’y a aucun argument fallacieux dans les faits énoncés et que des équipes de chercheurs ont établi avec le plus grand sérieux (Neanderthal Genome Project, notamment).
Eh oui, il s’avère que le monde abrita l’amour entre les espèces Sapiens et Neanderthalis, voire Denisova (Hoops ?!).
Votre alarme quant à la nature des rapports incriminés ne changera rien à l’affaire : il y eut bel et bien coït, fécondation et descendance, si bien qu’il y a belle lurette que les épisodes de ces métissages extraordinaires furent consignés dans le grand livre génétique du genre humain… Notamment du côté de l’Europe.
Le grand penseur et helléniste Français et Sénégalais L. S. Senghor disait, avec raison, qu’il n’y eut jamais de grande civilisation qui ne fût métisse. Faut-il, Yoananda que vous niiez contre toute évidence — sans doute, pour le seul plaisir de contredire les faits, qui, à votre grand dam, mais pour ma plus grande satisfaction, sont bien plus têtus que vous — que votre « espèce » ne fût jamais congrue à son phénotype ou au seul continent Européen ?? Faut-il vous enseigner ce que les migrations ont engendré de métissages (dans tous les domaines qui font votre admiration) depuis la nuit des temps et vous confronter au fait que vos propres gènes n’existent que par le fait d’une hybridation généralisée et incessante entamée depuis l’Afrique originelle ??
« Avec cette nouvelle étude, il apparaît que les premiers métissages ont eu lieu il y a bien plus longtemps. Lorsque les premiers groupes d’humains modernes se sont déplacés hors de l’Afrique, ils ont pu rencontrer et s’accoupler avec des Néandertaliens il y a un peu plus de 100 ?000 ans. Cette rencontre a pu se faire dans la riche vallée du Nil, le long des collines côtières du Moyen-Orient, ou dans la péninsule arabique. Lorsque Homo sapiens s’est répandu ensuite en Eurasie, il portait déjà en lui de l’ADN de Néandertal dans ses cellules.
Ce premier groupe d’hommes modernes s’est ensuite éteint, mais son ADN a persisté dans la population des Néandertaliens qui ont migré en Sibérie. Il y a 50 ?000 ans, un autre groupe d’hommes modernes a quitté l’Afrique et a croisé à nouveau les Néandertaliens d’Eurasie. A nouveau les deux espèces ont eu des rapports sexuels féconds.
En résumé, Homo sapiens s’est métissé au moins à deux reprises avec les Néandertaliens puis, avec l’Homme de Denisova. Ce dernier, par ailleurs, porte également en lui de l’ADN archaïque d’un hominidé que certains chercheurs identifient comme Homo erectus.
On savait l’histoire de l’humanité buissonnante, avec des rameaux qui naissent et d’autres qui disparaissent. On découvre maintenant avec la génétique que plusieurs espèces ont été suffisamment proches pour se métisser et disséminer quelques morceaux d’ADN...
La génétique montre également que la première migration hors d’Afrique d’Homo sapiens il y a 100 ?000 ans n’est pas qu’une hypothèse de travail. Cette étude confirme que notre espèce est sortie à plusieurs reprises d’Afrique. Et même si la première migration s’est soldée par un échec... les gènes de ses premiers Homo sapiens sont toujours vivants ?! »
Collectivement nous partageons 20 % d’ADN commun avec Néandertal, mais moins de 3 % à titre individuel… »
(source : http://www.hominides.com/html/actualites/neandertal-sapiens-amours-multiples-1010.php)
Oui, je sais causer du chagrin aux croyants en la pseudo-pureté de leur genre, en leur soi-disant éternelle autochtonie, en la prétendue unicité de leur « race », distincte du reste de l’immense cheptel humain.
Mais, je vous mets au défi d’exposer tous vos ancêtres et de prouver l’homogénéité dont vous vous réclamez tant. Prouver au contraire ce que votre… « genre » — donc —, doit aux autres, ne demande qu’une analyse ADN. Concrètement, nul, autrement, ne sait qui sont ses ancêtres au-delà de quelques générations. Mais à bien regarder dans celles que l’on connaît, l’on trouve plus souvent de « métèques » (avec toute l’affection que j’ai pour ce terme si joliment chanté par G. Moustaki) que d’autochtones. À cet égard, vous devriez avoir le plus grand respect pour l’Arabie, qui est la terre où furent mélangés les ingrédients dont procède la majeure partie de la population qui, à la fois et hardiment coït et chemin faisant, peupla initialement l’Europe. (http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-un-metissage-tardif-entre-sapiens-et-neandertal-en-europe-35554.php)
Une couche d’hybridation néandertalo-aurignacio-gravettienne plus tard, vous voilà, Sapiens européen « moderne » et « de souche » (Hahaha ?!).
Vous dites « D’ailleurs, il n’y a aucune différence génétique entre un homme vivant et un homme mort. Donc, la nécrophilie ne devrait poser aucun problème. » Hors sujet, absurde, « illogique » dirait M. Spock ? ; car voyez-vous, ce que l’ADN permet d’établir avec la plus grande précision, ce n’est pas l’état vivant ou mort de quelqu’un, voyons (pour cela, il suffit de prendre son pouls) ? ; mais sa filiation génétique : ce dont il est question dès que l’on parle d’engendrement ? ; c’est-à-dire du métissage.
Nous pourrions pour votre érudition, faire un détour du côté de l’histoire, de la linguistique, de l’anthropologie, de la paléontologie, mais ce serait vraiment trop fastidieux.
Je vous renvoie juste, pour votre gouverne et celle de vos suiveurs, à l’excellent essai « Marcel DÉTIENNE, Comment être autochtone. Du pur Athénien au Français raciné. Paris, Seuil, collection La librairie du XXIe siècle, 2003, 173 p., bibliogr. »
Pour finir, je vous ferais remarquer que pour une formule qui « ne marche pas », le métissage en a fait, du chemin ? ; pour une utopie, il en a engendré, de belles réalités ?!