• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Heimskringla

sur Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Heimskringla Heimskringla 3 novembre 2016 13:33

@berphi

Diogène Laërce (dans Vies, Doctrines et Sentences des philosophes illustres) a écrit :« Le bonheur est chose absolument impossible, car le corps est accablé de nombreuses souffrances, l’âme qui participe à ces souffrances du corps en est aussi troublée, enfin la Fortune empêche la réalisation de bon nombre de nos espoirs, si bien que pour ces raisons le bonheur n’a pas d’existence réelle. »


Peut-être, que, pour continuer dans le pas de D.L., le bonheur n’est qu’une illusion, un rêve des humains qu’ils utilisent pour les combler, une simple satisfaction imaginaire d’un désir corrompu... 
Pour un être humain, il n’y a donc que quatre satisfactions possibles : celle liée au désir, celle liée au bien, celle liée au vrai et celle liée au beau. Le reste n’est donc qu’illusions... 


Il est généralement admis que l’Homme recherche toute sa vie et en toutes occasions le bonheur. Ainsi, si on interroge un individu, celui-ci ne répondra jamais qu’il cherche à être malheureux. Tout homme est donc en mesure de se demander comment peut-il être heureux. 


     Freud voit la nature de l’Homme comme une barrière inné qui nous empêche d’accéder au bonheur ( nous sommes mortels et périssables, d’autre corps existent et la nature peut nous détruire à chaque instant). Schopenhauer explique lui, que nous ne savons pas reconnaître nos moments de bonheurs et donc que nous sommes destinés à être perpétuellement nostalgique. Nous pouvons également tous nous surprendre à prévoir l’avenir plus que profiter de l’instant présent, en cela nous sommes donc destinés à avoir le bonheur nous glisser continuellement entre les mains.
     Le bonheur apparaît donc comme un but ultime auquel la robustesse du monde s’oppose.
     Seul le sage parait pouvoir être heureux tout au long de sa vie. Sa satisfaction permanente lui permettrai de ne pas céder au plaisir corporel, associé pour la majorité au bonheur. C’est donc sa béatitude, son équilibre parfait dans l’ordre du monde qui le plongerai dans un bonheur spirituel qui ne connait pas de limite.


Arthur Schopenhauer a écrit :

"La douleur et la privation peuvent produire une impression positive et par là se dénoncer d’elles-mêmes : le bien-être, au contraire, n’est que pure négation. Aussi, n’apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie, la santé, la jeunesse et la liberté, tant que nous les possédons ; pour en comprendre la valeur, il faut que nous les ayons perdus, car ils sont aussi négatifs. Que notre vie était heureuse, c’est ce dont nous ne nous apercevons qu’au moment où ces jours heureux ont fait place à des jours malheureux. Autant les jouissances augmentent, autant diminue l’aptitude à les goûter : le plaisir devenu habitude n’est plus éprouvé comme tel. Mais par là même grandit la faculté de ressentir la souffrance ; car la disparition d’un plaisir habituel cause une impression douloureuse. Ainsi la possession accroît la mesure de nos besoins, et du même coup la capacité de ressentir la douleur. Le cours des heures est d’autant plus rapide qu’elles sont plus agréables, d’autant plus lent qu’elles sont plus pénibles ; car le chagrin, et non le plaisir, est l’élément positif, dont la présence se fait remarquer. De même nous avons conscience du temps dans les moments d’ennui, non dans les instants agréables. Ces deux faits prouvent que la partie la plus heureuse de notre existence est celle où nous la sentons le moins ; d’où il suit qu’il vaudrait mieux pour nous ne la pas posséder" 


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès


https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/