C’est assez rare pour être souligné, un débat sur l’avortement dans un climat serein, avec des arguments, des prises de position qui ne sombrent pas dans les débordements habituels, entre les frénétiques chiennes de garde érigées en rempart pour la protection de l’utérus devenu propriété privée à l’abri des questionnements et les excités du goupillon pour qui les voies impénétrables du Seigneur incluent le vagin de la femme...ces derniers suffoquent déjà à l’idée d’un spermatozoïde qui s’écrase contre une paroi létale de latex, le reste est à l’avenant...
Je trouve quand même que ce débat, digne et empreint de respect, manque d’un éclairage féminin...je vais tacher de pallier ce troublant mutisme, étant une dame respectable et de bonne (dé-)composition...
Bien que n’étant plus concernée par le sujet, le temps et la biologie ayant commis leurs sinistres outrages, je me dois néanmoins de défendre celle qui, par exemple, au hasard, choisit l’avortement pour se préserver, un peu à l’instar du principe de précaution, comme si intuitivement elle sentait qu’elle allait enfanter un monstre, un ingrat, un vaurien, un incapable qui lui n’hésitera pas à commettre l’impensable, le matricide parfait, refroidir sans scrupule l’être qui l’a fabriqué...
De telles horreurs n’existent pas.. ? pensez donc.. ! elles existent, hélas, et celles qui se sont abîmées les mains à tricoter de la layette en attendant le fatal événement se mordent les doigts ne pas avoir détourné les aiguilles de leur usage initial...
Toute ressemblance avec un cas existant ou ayant existé ne serait pas fortuite, suivez mes orbites creuses.. !!