@guepe
Excusez-moi monsieur, mais si vous êtes si intelligent, expliquez-moi donc comment vous pouvez connaître à priori la proportion des éléments chimique dans un magma ? C’est impossible. Reprenons la page wikipédia de la datation du Rb/Sr :
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nous avons :
87
R
b
i
n
i
t
i
a
l
?
87
R
b
a
c
t
u
e
l
=
87
R
b
a
c
t
u
e
l
(
e
?
t
?
1
)
\displaystyle ^87\ !Rb_initial-^87\ !Rb_actuel=^87\ !Rb_actuel(e^\lambda t-1)
87
S
r
a
c
t
u
e
l
=
87
S
r
i
n
i
t
i
a
l
+
87
R
b
a
c
t
u
e
l
(
e
?
t
?
1
)
\displaystyle ^87\ !Sr_actuel=^87\ !Sr_initial+^87\ !Rb_actuel(e^\lambda t-1)
Le problème est que nous sommes en face de deux inconnues : 87Srinitial et t ; or, nous n’avons qu’une équation...
Ce problème va être habilement résolu en sachant que le rapport isotopique 87Srinitial / 86Srinitial
est constant dans tous les minéraux d’une même roche (il n’y a pas de
ségrégation des isotopes lourds), et que la quantité d’isotope 86Sr (isotope stable) ne varie pas au cours du temps.
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->Hypothèses : Rapport 87Srinitial / 86Srinitial constant dans tous les minéraux d’une même roche et quantité de 86Sr fixe au cours du temps (l’astuce consiste à confondre 86Sractuel et 86Srinitial
Maintenant prenons la page Strontium de wikipédia, section cinétique dans l’environnement :
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Inversement, certains champignons peuvent dégrader la roche-mère (en particulier la strontianite ; minerai naturel de strontium) et les remonter vers la surface du sol. C’est le cas par exemple de Resinicium bicolor
(champignon non-mycorhiziens saprophytes) qui s’est montré capable de
solubiliser des ions Sr, de les remonter vers la surface du sol. Il les « reprécipite » en cristaux d’oxalate de calcium ainsi enrichis en strontium. On a noté que dans ce cas, le Sr s’accumule préférentiellement dans les cordons mycéliens du champignon8.
...
La cinétique environnementale de ce métal varie selon la nature du
composé considéré : plus il est soluble plus il est susceptible de
circuler, et certains composés insolubles dans l’eau peuvent devenir ou
redevenir solubles à la suite de réactions chimiques11.
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1° Les êtres vivants peuvent puiser sélectivement dans la roches des éléments chimiques, et l’eau peut en dissoudre également : Par conséquent, l’hypothèse selon laquelle l’isotope 86 Sr ne varie pas au cours du temps est fausse. Le strontium est le 5ème ions le plus présent dans l’eau de mer. Sa solubilité dans l’eau est donc importante. Il est rigoureusement impossible de tenir que sur des « millions » d’années sa quantité ne varie pas dans la roche comme il est ici supposé.
2° Prétendre prouvé une demi-vie de 49 milliard d’année pour le Rubidium laisse rêveur. Évidemment qu’aucune expérience n’a duré aussi longtemps pour tenir cette valeur comme factuelle... Surtout quand l’on sait, par expérience, que les conditions de rayonnement cosmique, et même certaines décharges électriques peuvent précipiter les désintégrations radioactives.
Il n’est pas ici question de considérer les scientifiques comme stupides. Un tel principe de datation implique des considérations dans un nombre considérable de spécialité différentes : physique (radioactivité), chimique (les ions, les minéraux qu’ils composent), géochimique (comment ces minéraux se forment in situ), hydrogéologique (l’interaction avec l’eau), et même biologique (l’interaction avec le vivant).
Simplement, les scientifiques travaillent dans la continuité. Les inconnues sont généralement solutionnées à partir d’hypothèses qui visent à confirmer les conceptions de l’époque dans laquelle ils travaillent (c’est humain de ne pas chercher à se mettre tout le monde à dos). La datation isotopique n’a pas échappé à cette tendance : Elle fut étalonnée sur les datations stratigraphiques.