@croa @maître soucoupiste
Ca serait bien que les gens apprennent une bonne fois à répondre à ce que l’on écrit plutôt qu’à ce qu’ils pensent avoir lu ou compris (une caricature).
J’ai dit que la francophonie était un produit objectif des colonies françaises. Et j’ai dit qu’il était pour le moins paradoxal de dénoncer à l’intérieur de nos frontières les conséquences durables, réelles ou supposées, du colonialisme, tout en faisant semblant d’ignorer que notre ZEE et le monde francophone était historiquement lié à nos anciennes colonies.
Cela reviendrait en effet à dire qu’il y a eu des conséquences négatives et positives au colonialisme. Or, dire que la colonisation française n’aurait pas eu que des effets négatifs relève, du point de vue de la gauche que représente Mélenchon, du révisionnisme et de la pensée réactionnaire.
Il y a donc un paradoxe. Voilà c’était peut-être trop subtil ou mal exprimé.
De toute façon, ces controverses existent dans la FI. Une personnalité comme Obono a clairement pris ses distances par exemple avec la rhétorique "nationaliste" de Mélenchon et les exhibitions de drapeaux français durant les meetings.
l’Afrique francophone est fière de cette spécificité. Nos rapports avec l’Afrique francophone peuvent se faire maintenant d’égal à égal et c’est ainsi que JLM l’entend je pense
On voit que tu n’as jamais mis les pieds en "Afrique francophone" où le français recule d’année en année. Parmi ces pays, peu ont adopté le français comme langue officielle, sans parler de ceux qui préconisent l’adoption de l’anglais comme deuxième langue, il est donc stupide de parler de rapport d’égal à égal ou de faire comme si l’"Afrique francophone" était un espace homogène... comme au temps des colonies. La résilience relative du français ne tient qu’à deux aspects hérités précisément du système colonial :
- elle reste parlée par les élites locales (celles-là même que les anticolonialistes dénonçent)
- elle bénéficie encore d’une bonne implantation même si son usage effectif ne cesse de reculer au profit de l’anglais, de l’arabe et du mandarin
Donc sortir la langue et la culture française de l’héritage colonial n’a aucun sens. Le français et la "culture" font partie de cet héritage : soit on l’assume - et il ne faut pas prendre des postures anticolonialistes pour des raisons électorales - soit on ne l’assume pas, et donc, on arrêter de s’ériger en promoteur de la francophonie.
C’est une simple histoire de cohérence.