@Zatara
Actuellement, on voit poindre et commencer à se mettre en place des décisions autoritaires et des chienteries administratives sous des prétextes écologiques. Le fait que les êtres humains aient conscience des effets de leurs activités industrielles sur la faune et la flore (et finalement sur eux) me semble une bonne chose. Pas à vous ? Je suppose que si (en bravant le troisième accord toltèque). Mais bien entendu, tout bon principe peut faire l’objet d’un détournement, devenir un prétexte pour autre chose, etc. On pourrait dire la même chose à propos de l’argument de la sacro-sainte sécurité routière qui commence à nous peler grave l’oignon. Mais au départ, c’est pas mal l’idée de prendre des mesures pour assurer la sécurité sur la route, hein ? On ne peut pas condamner non plus l’inventeur de la pelle au titre qu’une pelle a du servir pas mal de fois à abréger la vie d’un paysan de mauvais voisinage (et à l’enterrer). Bref, il faut bien distinguer à chaque fois ce qui relève d’un détournement (d’une bonne idée et même d’une idée nécessaire) et ce qui relève d’un vice de conception (car il y en a aussi, des choses qui sont par principe mauvaises !)
C’est ainsi qu’il faut poser la question des "droits de l’homme" en distinguant bien les deux étages. Le premier est surtout philosophique : est-ce que que les êtres humains ont quelque chose d’essentiel en commun ou pas ? C’est discutable et il ne faut pas se jeter sur la conclusion pour fermer le débat. Le second est politique : est-ce que les peuples peuvent s’accorder sur un minimum commun qui fonde une humanité au-delà des frontières ou pas ?