@maQiavel
"je ne pense pas qu’il soit possible de trouver une clé politique pertinente entre ceux qui veulent réduire les libertés individuelles pour forcer des individus à ne pas s’habiller de certaines façons et ceux qui considèrent que chacun a le droit de s’habiller comme il le souhaite."
Cela n’est pas exact car vous l’admettez très facilement concernant l’interdiction de montrer certaines parties du corps : les parties génitales, les fesses, les seins des femmes. Si vous étiez un défenseur de la liberté vestimentaire, vous ne devriez pas pouvoir tolérer ça. Or, je ne vous ai jamais vu manifester une protestation à cet endroit. Ce qui signifie de toute évidence que vous avez intégré un interdit vestimentaire qui ne vous pose aucun problème. Si votre protestation à l’encontre de ceux qui veulent réduire la liberté vestimentaire des "oreilles cachées" s’accompagnait d’une protestation aussi véhémente et radicale à l’encontre de ceux qui veulent interdire les "culs montrés", elle serait bien plus cohérente. Cette véritable liberté vestimentaire permettrait par exemple de se promener ou d’aller en cours entièrement nu, ou bien de s’asseoir avec un pull mais le pénis à l’air sur un banc public à côté d’une femme voilée.
Il existe tout une histoire très intéressante du nudisme militant et du naturisme philosophique, avec une importante dimension politique.
De deux choses l’une : soit la liberté vestimentaire en public est considérée comme une liberté fondamentale qui doit s’exercer sans entrave aucune et alors elle concerne aussi bien les hyper-naturistes que les hyper-textiles. Soit la liberté vestimentaire en public est considérée comme une liberté encadrée par des règles de civilité et dans ce cas l’individu consent à l’accorder avec les règles non écrites et les lois écrites, aussi bien dans le sens du "trop couvert" que du "pas assez couvert".
Les deux formules sont cohérentes et chacune présente des avantages et des inconvénients.
Personnellement, les deux me conviennent.