@maQiavel
"Par ailleurs, ce n’est pas en désignant les femmes voilées comme des femmes névrosées hystériquement pudiques des oreilles qu’une clé pourra être trouvé (et c’est votre droit le plus strict de les considérer ainsi, je ne vous le conteste pas , je fais simplement un constat ) , cela participe au contraire de la construction de la grande muraille sociétale en élaboration."
Le plus important est de savoir à quel degré une affirmation est vrai ou fausse, avant de demander si elle participe à ceci ou cela. Or la pudeur hystérique éventuellement consécutive à un traumatisme, une déviance éducative ou un trouble neurologique est une réalité. L’inverse existe aussi : l’impudeur pathologique, souvent en rapport avec des anomalies neurologiques des lobes frontaux. Certes, la chose est discutable au cas par cas, mais le fait est que je n’ai jamais entendu le moindre discours cohérent de la part des hyper-pudiques des oreilles, du cou et des bras. Ce n’est pas plus cohérent que les explications des gens qui ont des TOC. "J’obéis au commandement de Dieu" n’est pas une explication, puisqu’elle pourrait aussi bien être énoncée pour justifier tout et n’importe quoi, pour tuer ses enfants, pour se jeter du haut d’un pont, etc. Alors qu’il existe en revanche un discours cohérent pour prétendre affirmer l’utilité de voiler les organes génitaux, un discours pas forcément convaincant pour tout le monde, mais au moins cohérent. En l’absence d’explication cohérente d’un comportement, il est raisonnable et même inévitable, en attendant mieux, de considérer que nous sommes en présence d’un trouble compulsif ou d’une altération du rapport au corps.
L’hyper-pudeur hystérique présente d’ailleurs des traits communs avec l’anorexie mentale. Un point important qui interpelle les psychologues : de nombreuses "femmes voilées" sont en réalité des exhibitionnistes médiatiques, qui adorent passer à la télé, prendre des responsabilités syndicales, qui font tout pour se faire remarquer, pour qu’on parle d’elles, etc. On retrouve ce paradoxe névrotique chez les boulimiques-anorexiques.