@maQiavel
"Moi je ne fais que vous répondre précisément sur les points que vous abordez. Ce n’est pas parce que l’Iran ne correspond pas à vos critères qu’il faut trouver des prétextes pour le retirer, il est communément admit que c’est une dictature islamiste et le voile y est obligatoire ( du moins au moment ou les photos que j’ai pris en lien étaient prises) , je n’ai aucune raison de ne pas le prendre en exemple , et la lutte des femmes pour leur droit n’est pas un contre argument pertinent."
Ce paragraphe est une illustration de sophisme formaliste que l’on pourrait exposer dans une école. Il consiste encore une fois, à jouer sur la confusion entre le relatif et l’absolu, d’une manière si grossière qu’il en est pédagogique (je pense que je vais le garder comme exemple de référence et je suis sérieux en disant ça, donc merci pour ce cadeau). Il consiste à maintenir la fixité absolutiste d’une définition tout en la combinant avec la réalité relative de son évolution afin de produire un non-sens. Par exemple, on peut prendre une photo d’un homme emprisonné à tort qui rayonne de joie au moment où il apprend qu’il a gagné un procès en révision... Puis en conclure que le fait d’avoir été inculpé a rendu cet homme heureux et généraliser en affirmant qu’une erreur judiciaire est un heureux événement. A ceux qui contestent ce raisonnement scabreux, on sortira des documents montrant qu’à l’heure exacte où il a manifesté sa joie et s’est déclaré satisfait, sa libération, bien qu’évidente dans les faits, n’était pas encore officiellement effective sur le plan administratif. C’est donc un homme toujours (même si ce n’est que pour quelques secondes) condamné à 30 ans de prison et se sachant innocent, qui a manifesté sa joie. conclusion sophiste : "Ceci prouve, documents officiels à l’appui, que l’erreur judiciaire rend heureux celui qui en est victime." Ca pourrait éventuellement servir pour ne pas lui offrir une indemnisation.
Application au cas du voile en Iran.
1. On affirmera que ce pays est une dictature islamiste en insistant bien sur le caractère absolu de cette définition.
2. On montrera que l’on peut voir en Iran des femmes portant le voile de manières différentes, parfois avec une grande liberté d’interprétation, et l’on dira donc que la règle islamiste vestimentaire est manifestement très relative dans cette dictature islamiste absolue.
3. On relativisera complètement le fait que ces femmes ont réussi à suspendre la loi islamique sur le vêtement en la bravant et qu’elles ont donc réussi à entamer ce qu’on a prétendu plus haut absolu : la dictature islamique iranienne.
4. On en conclura que la dictature islamiste absolue de l’Iran n’empêche pas les femmes d’interpréter à leur guise le voile islamique et donc que la définition de ce voile, différente d’une dictature islamique à une autre, est toute relative. 
On aura ainsi produit une contre-vérité : car en réalité, ce sont les dictatures islamiques intégristes qui sont relatives et variables selon les circonstances politiques, alors que le principe de la dissimulation de la forme du corps féminin dans l’islam intégriste, lui, est absolu et constant. La preuve en est que la définition du voile islamique par les intégristes iraniens n’a nullement changé. Elle demeure absolument conforme à l’intégrisme. C’est la dictature qui s’est relativement assouplie en Iran, permettant aux femmes d’échapper - un peu et pour le moment - à l’emprise islamiste intégriste absolue.