@Norman Bates
1/ Non, je ne conteste pas ça. Comme je l’ai dit, on peut critiquer le Crif, etc.
2/ On peut déplorer l’existence de cette loi, qui n’est pas nécessairement le signe d’une tromperie. Nombreuses sont les personnalités qui y sont opposées :
"L’opposition est aussi venue d’intellectuels et notamment
d’historiens : « la grande majorité des historiens » selon les termes de
Pierre Vidal-Naquet (Le Monde, 4 mai 1996) ; les historiens Pierre Nora, François Furet, François Bédarida et Madeleine Rebérioux.
L’historien Claude Liauzu :
« Nous ne sommes pas pour la loi Gayssot en tant qu’historiens, loin de
là. Il est dangereux d’empêcher la liberté de la recherche et il est
préférable d’affronter les négationnistes dans un combat d’idées ». Enfin, un appel a été publié le 13 décembre 2005 dans Libération."
3/ ...
4/ Il y a quelques années, j’avais ri au spectacle "Mahmoud". J’avoue. Même avec le sketch sur le négationnisme. La nature humaine est complexe... Le problème avec ce genre de sketch, c’est quand on commence à le prendre au sérieux... ce qui est très certainement le cas d’une partie de son public. Dieudonné n’a pourtant rien d’un intellectuel et n’a jamais démontré la moindre rigueur sur ce plan-là. Même aux côtés du "penseur" Soral, lorsqu’il s’affichait avec lui, on sentait qu’il était un peu largué. Bref, tant qu’il reste un clown, ça va. Quand il se mue en militant politique, vante en Iran les grands mérites de l’islam, ne cesse d’insinuer le racisme anti-Noirs des Juifs, ou que les Juifs manipulent tout le monde (le montage de l’alunissage chez Bénichou...)... qu’on le veuille ou non, ça infuse. Il se moquait lui-même de "l’effet Dieudonné", censé transformer le rire en haine ; mais malheureusement, la limite n’est pas si étanche que ça entre les deux...