@Hieronymus
"vous allez me rétorquer "de quoi je me mêle ?""
Mais non, tout le monde peut participer. 
"je n’arrive pas à saisir ce que vous escomptez de ces interminables échanges avec MaQ"
Je pense que la formalisation que constitue le lange, surtout le langage écrit (car les paroles s’en vont) permet d’objectiver aussi bien la clarté que le trouble (pensée circulaire ou savonneuse, procédés d’évitement, relativisation dissolvante, etc.). Je veux dire que si quelqu’un exprime une pensée trouble par écrit, le trouble sera lisible : à un moment on verra clairement que c’est trouble, le fonctionnement du fumigène sera perceptible. Le dialogue bien discipliné (il doit formellement être calme et sans injure) permet de faire la part des choses méthodiquement entre la confusion qu’on apporte soi-même (et que l’autre peut nous montrer par sa clarté) et la confusion des autres. Evidemment, l’ego aura toujours tendance à se trouver clair et à trouver les autres troubles, c’est une donnée de base à intégrer dans l’exercice. Le but n’est pas de convaincre un interlocuteur (que je ne connais pas) ou de remporter une victoire (anonyme) devant un public (que je ne connais pas non plus) ou quelque chose relevant de ce genre d’enfantillage. Bref, il s’agit d’un entraînement dialectique personnel dans lequel j’affine le tranchant de mon esprit en m’efforçant, avec sérieux mais sans implication personnelle, de comprendre le fonctionnement intellectuel de l’autre et de percevoir mon propre fonctionnement en direct. Pratiqué ainsi, c’est une exercice très frais et relaxant.