Sur le mot négationnisme qui tonne dans les nuages d’altitude il peut être utile de préciser qu’on peut à la fois reconnaitre que le niveau de criminalité des nazis était d’un niveau au dessus des autres dans l’abjection par l’industrialisme de leur crime, et que l’hystérie qui tente de prendre un certain pouvoir, basée sur l’idée fragile d’un négationnisme de quelques personnages qui se répandrait chez ceux qui les estiment (pas pour leur supposé négationnisme, il faut le préciser dorénavant), est hautement critiquable et même dangereuse. Pas seulement pour son totalitarisme (basé sur des allégations très légères) mais aussi parce qu’en faire l’alpha et l’omega de l’intellectualité française aujourd’hui est oublier que dans les camps il y avait aussi des tsiganes, des homosexuels, des dissidents, et que l’opération Barbarosa et le massacre des civils slaves / soviétiques par les nazis est carrément occulté et cela concerne encore plus de gens, même si les moyens de le faire sont moins terribles (le massacre à vue). En bref, les accusateurs gratuits de négationnisme (de la shoah j’entends), par leur dénonciation à sens unique, oblitèrent les autres victimes des nazis. Ce qui est une sorte de négationnisme (alors que ceux qu’ils accusent ne le sont la plupart du temps pas). D’ailleurs ceux qui ramènent Faurisson au centre du débat ce sont les supposés pourfendeurs de négationnisme qui ne font que l’instrumentaliser. A leur insu je pense, dans la plupart des cas, d’où l’idée qu’il s’agit d’une pathologie. De même nature que l’inquisition catholique.