@Laconicus
« Bien
sûr, mais je ne parlais pas de cela. Vous n’avez pas compris du tout ce que
j’ai écrit. Je ne peux pas le redire mieux que la première fois, vous devriez
relire. »
------> Je
ne pense pas avoir à aucun moment tracé une ligne de démarcation stricte entre
un caractère objectif qui relèverait de la science et un caractère subjectif
qui concernerait la psychologie personnelle. Donc effectivement, je ne vois pas
à quoi vous faites allusion et en quoi votre propos était une réponse au mien. Je
ne peux pas non plus redire mieux ce que j’ai dit plus haut.
« Chez
vous, il n’y a donc aucune circonstance et aucun lieu où il convient de se
découvrir la tête et où l’on jugerait impoli de ne pas le faire ? »
------> Chez
moi, on a tout à fait le droit d’être impoli. Sinon autant rétablir le délit de
blasphème. Car qu’est-ce qu’un blasphème si ce n’est une impolitesse envers ce
que d’autres révèrent comme sacré ? Je ne dis pas que c’est bien mais qu’on
en a le droit.
« Un
voile a une fonction pratique en extérieur (se protéger du vent, du soleil ou
de la pluie, etc.) C’est comme un parapluie. Supposons qu’une "Secte des
Parapluies" utilise cet objet déployé comme symbole de ralliement et de
provocation : ce serait dans les lieux où les parapluies ouverts n’ont
aucune fonction pratique que ces objets manifesteraient de manière évidente
leur fonction symbolique ».
------> Mais
alors pourquoi limiter l’interdiction aux espaces couvert assurant un service
public et ne pas l’étendre à tous les lieux couverts comme les restaurants ou les
magasins ? Votre parapluie ouvert n’ y ont pas plus de fonction pratique.
Sinon, que pensez vous de la pénalisation du signe de la quenelle ?
« Vous
énoncez là une formule générale plus ou moins vraie mais qui est déconnectée du
problème dont il est question (et le développement que vous en donnez après ne
l’améliore pas). Ce que vous dites est acceptable en "général" mais
pas moins que l’inverse : " Ces phrases réversibles ne servent à
rien. Si l’on ne veut pas parler comme un rêveur, il s’agit justement de
trouver la moins mauvaise des solutions possible dans la réalité ».
------>
Mais c’est précisément là-dessus que nous sommes en désaccord, sur la moins mauvaise
solution possible à trouver dans la réalité. Celle qui consiste à restreindre
les libertés individuelles n’est pas la moins mauvaise des solutions de ma perspective.
Et la formule générale selon laquelle ces restrictions permettraient d’éviter
un effritement du capital social est celle que je juge déconnecté de la
réalité. Il n’y a pas d’un côté une personne qui utilise des phrases
réversibles qui ne servent à rien et une autre qui chercherait la moins
mauvaise solution possible, il y’a deux individus qui sont en total désaccord.
« Si
on pense qu’un laxisme devant les provocations islamistes va éviter
l’effritement du capital social, c’est qu’on rêve les yeux grands
ouverts." C’est vrai aussi, non ? »
------> Et je pense que nos lois telles qu’elles
existent déjà suffisent amplement face à ce que vous interprétez comme des « provocations
islamistes », donc je ne les qualifierai pas de laxistes.
« Mais
vous n’avez pas l’impression que ça fait des dizaines d’années que ce sont les
minorités qui font chier tout le monde en France, en voulant imposer leurs problématiques
minoritaires à l’ensemble de la population (qui a aussi ses problèmes, mais que
la classe médiatico-politique traite par le mépris et la répression sanglante) ? »
------> Non. Qui
est cette majorité qui est réprimée de façon sanglante ? Car j’imagine que
vous savez que les GJ ne sont pas majoritaires, donc je ne vois pas à quoi vous
faites allusion.