Oui il n’y a pas de principe actif moléculaire dans les médicaments homéopathiques. Et pourtant ils fonctionnent dans bien des cas. D’ailleurs s’ils ne fonctionnaient pas, yaurait-il besoin de faire une vidéo pour dire le contraire. Avoir une allopathie fort coûteuse est un luxe de pays riche, au Brésil par exemple on trouve cela tout-à-fait normal de se soigner avec l’homéopathie.
Alors si personne n’est capable d’expliquer comment l’homéopathie fonctionne (question scientifique), j’ai commis il y a quelque temps une explication sur le pourquoi (question religieuse).
Cela s’appelle "Spiritisme et Homéopathie", ce texte n’a pas eu les faveurs des modérateurs Agora rouge, mais je vous le divulgue dans cette section commentaire.
À l’heure actuelle la science est bien en mal d’expliquer pourquoi l’homéopathie
guérit dans certains cas. L’objet de cet article est de vous expliquer,
à condition d’accepter l’idée de dualité entre l’esprit et la matière,
pourquoi cela fonctionne.
Il y a plusieurs théories spirituelles
ou religions basées largement sur la dualité esprit/matière, et à vrai
dire il n’y a que les matérialistes purs et durs - il est vrai qu’ils
sont nombreux - qui n’imaginent pas la possibilité d’un monde spirituel,
sans matérialité mais voisin du monde matériel, les deux mondes pouvant
communiquer notamment par des canaux nommé "médiums".
Le livre
des médiums est un classique de la pensée réincarnationniste, écrit par
Allan Kardec dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Il est à noter,
vu que le sujet de l’éducation et actuellement à la mode, que Kardec, de
son vrai nom Léon Denizard Rivail est à l’origine un pédagogue,
disciple de Pestalozzi. Mais l’éducation, si noble soit-elle, n’est pas
aussi excitante que les manifestations paranormales, et à l’époque ces
dernières intéressent la haute société, jusque dans les cercles
scientifiques.
Assez sceptique sur le caractère surnaturel de
phénomènes tels les tables tournantes, les oui-ja et autres bizarreries,
Kardec va lire un nombre significatif de psychographies, autrement dit
de textes écrits certes par des êtres humains, mais dont les auteurs
déclarent avoir été inspirés, guidés, voire même dictés par des Esprits
de l’Au delà. Cherchant à séparer le bon grain de l’ivraie Kardec va
remarquer que tout de même, de nombreux récits médiumniques sont
cohérents, bien qu’ils aient été écrits à des endroits et à des époques
forts différents.
Lorsque je dis qu’ils sont cohérents, je ne dis
pas forcément qu’ils disent la vérité, mais ils ne contredisent pas, et
ils portent un certain message. Ce message, présenté dans le livre des
Esprits par Kardec, peut se résumer ainsi : la vie humaine n’est autre
que l’incarnation d’un Esprit immatériel dans un corps matériel. La
chair est faible et périssable, mais l’Esprit, ou l’âme, va habiter
successivement de nombreux corps, va vivre de nombreuses vies, sur cette
planète ou d’autres.
Le rapport avec l’homéopathie ?
À priori il n’y en a pas. L’homéopathie
a été inventée un demi-siècle avant - début XIXème donc - par un
médecin allemand du nom de Hahnemann. Hahnemann trouve que ces collègues
contemporains cherchent plus à soigner qu’à guérir, il va donc plus
chercher à guérir qu’à soigner.
Surtout qu’à l’époque le problème
des effets des médicaments se pose déjà avec acuité. On combat le mal
par le mal, mais parfois ça fait mal, à croire que le remède est pire
que le mal. Une heuristique se présente alors évidence, diminuer les
doses. Mais il ne s’agit de pas de diminuer les doses de manière
préventive comme le fera Pasteur avec ses vaccins, qui habituent et
aguerrissent les défenses naturelles du corps contre la maladie.
Non,
là il s’agit de diminuer les doses du principe actif du médicament
jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Oui, vous avez bien lu. Un médicament
qui ne contient plus de principe actif, on pourrait dire un médicament
sans médicament. Sauf que s’il en était vraiment ainsi, n’importe quoi
pourrait servir de médicament, puisque que le médicament n’a pas besoin
de médicament.
Il convient donc d’être plus précis. Hahnemann
prend un diluant, l’eau par exemple, et il y dissout un peu de
médicament. Puis par dilutions successives il va rendre les molécules de
principe actif si rares qu’au final il n’y en aura plus. Petit détail
qui a son importance, le tube est secoué après chaque dilution, c’est
que l’on appelle la dynamisation.
Enfin bon, dynamisation ou pas,
on ne comprend pas comment des molécules si diluées qu’elles en sont
absentes pourront avoir un effet sur le corps humain. La clé que propose
le spiritisme, c’est que dans ce cas ce ne sont pas les molécules qui
agissent, mais leur principe spirituel.
Je m’explique.
Je
vous ai raconté un peu plus haut que selon les spirites, les corps
humains en vie étaient habités par une âme immatérielle. Eh bien dans le
cas des molécules, si on ne peut pas parler d’Esprit ou d’âme, il n’en
reste pas moins que la molécule - matérielle - est habitée par un
principe intellectuel qui lui donne sa forme, ses propriétés.
Avec
cette particularité : les attributs de la forme matérielle sont à
l’opposé du principe spirituel qui s’attache à elle. Pour vous donner
une idée concrète de ce concept, prenez votre main gauche. Disons
qu’elle représente un concept d’expansion. Votre main s’ouvre, les
doigts s’étendent, et votre main gauche immatérielle ne peut être
retenue par votre main droite matérielle que si celle-ci a une action
comprimante, c’est la seule manière d’atteindre l’équilibre à la
frontière du monde des idées et de celui de la matière.
Pour les
médicaments homéopathiques c’est la même chose. Ils sont produits à
partir de végétaux ou minéraux qui causent le mal dont vous souffrez.
Mais ils sont tellement dilués, que leur partie matérielle malfaisante a
disparu, seul reste le principe spirituel qui reste dans le diluant du
fait, entre autre de la dynamisation consécutive à chaque dilution.