@micnet
Il y a quelque chose qui me paraît contradictoire dans l’argument
consistant à prétendre que "le christianisme est une religion de
faibles" dans la mesure où celle-ci s’est imposée au reste du monde.
oui tu as raison. Il faut distinguer individu et collectif. Il est vrai que le mode de vie urbain est plus fort collectivement (pour tout un tas de raisons) au détriment de l’individu. Comme moi j’ai une préférence pour la spiritualité plutôt que la conquête militaire, et bien, je déplore la faiblesse individuelle.
C’est la force de l’eu-socialité (cf l’exemple des fourmis et des termites).
Mais,je le redis, pour moi, c’est le peuple blanc qui est fort, pas sa religion. Il a exporté sa religion parce qu’il dominait par la technologie. Pas l’inverse. Ok, toi tu dis "non c’est une civilisation chrétienne", et c’est en partie vrai puisque c’est précisément ce que je déplore : l’ingérence du christianisme dans toutes les sphères "politiques" : institutionnelles, économiques notamment.
Et peut-être en effet que l’unité politique fournie par le christianisme dogmatique a été une force civilisationnel à l’inverse de la fragmentation clanique et des croyances chez les païens, qui ont eu plus de mal à collaborer.
Il y a des recherches sur le sujet, c’est la théorie des "big gods", des Dieux "abstraits" et "universels" qui permettent la collaboration à grande échelle. D’après ces recherches, les églises et les "big gods" suivent l’apparition des villes, et ne les précèdent pas. Sur le terrain sociobiologique ils sont l’émanation d’une forme de société pré-existante. Ils ne les fabriquent pas, ils s’y adaptent mieux, c’est tout.
Donc, j’en reviens à la force du peuple blanc, qui est la raison sous-jacente, sa soif de science et de technique, et non pas sa religion.