@maQiavel
"c’est la notion d’absolutisme que je refuse"
---> Mais justement : le souverain par définition possède le pouvoir absolu ! C’est la raison pour laquelle j’insiste lourdement là-dessus. Souveraineté signifie "autorité suprême". Sous l’ancien régime, Dieu était le souverain incarné par son représentant sur terre à savoir le monarque. En démocratie, au sens stricto sensu, la souveraineté a été transférée au peuple ce qui signifie que le peuple a "tout pouvoir". Par conséquent, l’expression "bon plaisir du peuple", au-delà du côté un peu provocateur de cette formule met bien en avant ce côté "pouvoir absolu" de celui-ci.
C’est en tout cas comme ça que JJ Rousseau conçoit la souveraineté populaire et le fait que le peuple est le véritable "maître des lois" :
"La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée, elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point (..) Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi."
D’où ma question : puisque vous êtes opposé à toute forme d’absolutisme, j’en conclus que vous n’êtes pas Rousseauiste sur ce point particulier ? (en ce qui me concerne, je ne le suis pas)