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Commentaire de yoananda2

sur La nation selon Tatiana Ventôse


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yoananda2 1er mars 22:34

@maQiavel

Et là, ça va un peu plus t’intéresser car il existe un droit des peuples autochtones ratifié par l’ONU

Oui, c’est de ça que je parlais. Tu te doutes bien que :

Concernant le droit des peuples, ça existe déjà et ça s’appelle la souveraineté.

je me torche avec, et je suis poli. Je sais que "je" ne compte pas beaucoup dans la balance mondiale, mais bon ...

Je ne vais pas développer, mais pour moi, dans la pratique, dans le concret personnel (on me l’a confirmé plusieurs fois) ça ne fonctionne pas dans mon cas personnel. (et je demande pas de passe droit pour tuer ou faire du mal à qui que ce soit, c’est juste que ma manière de voir les choses est interdite purement et simplement)

Et ce que je remarque, c’est que ces doctrines réémergent à partir d’une remise en cause de la théorie classique de la propriété

Ca ne m’étonne pas du tout puisque c’est aussi ce que je prétends. Le droit des "peuples" n’existe pas, pas vraiment, puisque, simplement, il n’y a que le droit des individus et des nations, et que les nations ne sont pas (pas toujours, de moins en moins) des peuples, mais des agrégats d’individus (typiquement : la France, mépakeu). C’est explicite en droit français, mais je penses que ça dépasse ce cadre la, peut être que je me trompe.

Mon analyse est que TOUT, absolument TOUT remonte à la théologie du péché d’Augustin. (théologie que je rejette de la première à la dernière ligne tu t’en doutes)

Je pourrais résumer, mais le plus simple c’est de lire ça : https://www.librairal.org/wiki/Henri_Lepage:Pourquoi_la_propriété_-_2

Même si ce n’est qu’un épisode, je penses qu’il est majeur.

Pour être titulaire d’un droit et en jouir, il faut en avoir conscience. Et c’est cette conscience qui permet le recours lorsqu’on est lésé. Un chien ou un chat ne va pas aller porter plainte au tribunal pour faire valoir ses droits. Donc il faudra que quelqu’un le fasse à sa place. Pareil pour des lieux ou des écosystèmes. Finalement, on en arrive à faire parler des choses, des animaux, des lieux, un peu comme les chamanes  , mais cette parole est humaine, c’est l’humain qui reste le sujet en dernier instance.

Très très très intéressant.

Cependant, corrige moi si je me trompe, mais les bébés, les comateux et autres malades psy sévère, les mongoliens, voire même les aborigènes ignare de la modernité, les enfants on tous des droits, non ? et pourtant aucun d’eux n’en a conscience, et tous auront besoin de quelqu’un pour les faire valoir.

Et puis, même moi, qui ai conscience (plus ou moins en plus, j’ai plus conscience qu’avant, mais ça reste rudimentaire) j’aurais besoin d’un avocat. Donc dans la pratique "réelle", on passe toujours par un avocat pour être défendu, qu’on ai conscience ou non. Même un migrant africain qui ne parle pas le français peut faire valoir ses droits par "imitation" et grâce aux assistants sociaux.

Parce que sinon, il n’y aurait pas de délit de pédophilie, puisque les enfants n’ont pas forcément conscience d’avoir des droits et encore moins la capacité d’aller devant une cours dont ils ignorent l’existence.

Donc, ça doit déjà exister cette notion de droit "sans en avoir conscience" et sans pouvoir "aller porter plainte soi même", non ?
Du coup, je comprends que ça soit plus compliqué pour des animaux ou des lieux mais bon ... a mon avis, quand on voit un chien souffrir il n’y a pas besoin d’un chamane pour interpréter ce qu’il exprime.
(bien sûr le règne animal est vaste et je ne dis pas qu’il faut donner les même droits à une fourmi qu’à un chien non plus. Commençons déjà par le plus simple).
Moi, tu vois, si ça se trouve, et je n’en serais pas étonné, je pourrais me retrouver mieux loti par le droit animal qu’humain à la fin.


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