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Commentaire de yoananda2

sur La nation selon Tatiana Ventôse


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yoananda2 2 mars 11:11

@maQiavel
Je balance qq trucs en vrac. C’est décousu, mais je fais rapide.

je reviens sur la question de la propriété. Pour définir l’équilibre entre la liberté individuelle et la paix civile, pour définir ou la liberté de l’un s’arrête à celle de l’autre, on se base (de ce que j’en comprends, je suis loin d’être un spécialiste) sur la propriété (de son propre corps, et par extension, de son lieu de vie, de ses moyens de production, du fruit de son travail). Propriété majoritairement "privée" de nos jours il me semble. Mais ça pose problème à cause des externalités négatives, d’ou le travail d’Elinor Bostrom (que tu dois connaître) sur les communs (à priori j’adhère à son approche).
Comme tu le souligne, anciennement le droit de propriété était plus "vaste" qu’actuellement. Certains économistes postulent que c’est la propriété privée qui à permis l’essor des révolution industrielles.
Je sais que tu vois la nation comme une forme de "souveraineté" mais, selon moi, il n’y a pas invariance par changement d’échelle, et ce qui est vrai à l’échelle de la cité ne l’est pas à l’échelle du pays.

Moi, je verrais plus un truc fractal, à la sauce con-fédérée, qui permettrait plus d’auto-détermination locale (l’inconvénient c’est que ça augmenterait les inégalités, mais moi, ça me va).

J’introduirai une notion de propriété collective (ça existe déjà un peu sous forme d’actionnariat, mais c’est très limité).

Je vais prendre quelques exemples.
La, je viens de tuer des souris chez moi. Alors même que je suis végétarien et que je suis pour un droit des animaux. Mais 1/ j’ai essayé de les chasser, 2/ elles menacent ma bouffe. Alors "idéalement" j’aurais du attendre le crime (qu’elles saccagent ma bouffe), mais j’ai fait du préventif. Aux USA de ce que j’ai compris, ils ont aussi le droit de tuer sur leur propriété privée (du coup, je ne sais pas comment ils font pour inviter des voisins à un barbeuc ! lol), et je suis favorable à priori à cette définition : plus c’est "proche" de soi, plus le "droit de " (de se défendre) doit être important. Une sorte de distance de protection, un peu comme ce que fait notre amygdale (et pour moi, le principe général du droit devrait être de coller au mieux à notre biologie).

Autre exemple : je croise un ours en forêt, il me prends en chasse ou bien me tue. Ben la actuellement, c’est pas compliqué, il n’a aucun droit, on va l’abattre. Moi je suis pour qu’il ai le droit de défendre son territoire. Mais plus que ça, et la on entre dans une notion de "commun", je ne devrais pas avoir le droit de lui voler toute sa nourriture, sous peine que son espèce meure par attrition. Et ça, ça réglerait pas mal des problèmes des peuples autochtonnes aussi, et ça réglerait la question de la sur-démographie humaine aussi en passant : à chacun de se réguler. Bon c’est très théorique hein, mais ... j’essaye d’esquisser des choses.

Autre exemple : je souhaite vivre entre blancs. (je sais que tu ne crois pas dans le concept de race mais ça pourrait tout aussi bien fonctionner pour la religion par exemple) Je ne fais de mal à personne en le faisant. Si je n’ai pas envie que des "hors groupe" viennent chez moi, par exemple, si je suis musulman et que dans ma foi ma maison ne doit accueillir que des musulmans, j’estime que c’est légitime, déjà parce que c’est "chez moi", et parce que, les autres ont leur espace propre pour survivre aussi (cf la question de l’ours et son territoire bon reste que les ressources ne sont pas réparties pareil sur la planète). Allons plus loin et c’est la que ça devient intéressant.

Il y a 2 autres questions sous-jacentes : je voudrais pouvoir discriminer avec qui mes gènes sont transmis dans le futur, et avec qui je travaille ou qui je cottoie. Donc, je voudrais pouvoir créer des entreprises "blanches" si ça me chante, et discriminer à l’embauche d’une part. Si je me prive du top chinois travailleur, ben c’est mon problème. Et même peut être aussi vendre à qui je veux, sans que l’état ne s’en mêle avec ses quotas à la con : quota de femme, quota d’handicapés, quota de musulmans, puis quota de LGBT tans qu’on y est, et quota de musulman trans racisé, et puis quota de muzz-trans-racisé-originaire du mali, etc... on n’en finit pas dans les revendications minoritaires. Bref, chacun gère son clan comme il le souhaite, et que le meilleur gagne.
Sur la question de la reproduction. Beaucoup imposent à leur gosse de rester au sein de leur groupe. Une muzz qui va se marier avec une chrétienne, ça va faire grincer des dents dans les 2 familles. Et pour moi, il y a une raison biologique à ça et on devrait avoir un équivalent en droit. Alors j’ai bien conscience que ça entrave la liberté individuelle, et c’est précisément pour ça que je te dis que la nation n’est pas un droit collectif, du moins tel que je l’entends.
Donc dans ce cas précis on pourrait définir les modalités de ce qui se passe en cas d’un membre du groupe qui s’en échappe : il est exclue, il perds le droit à l’héritage (par exemple). C’est ce qu’on a fait depuis la nuit des temps : le bannissement pour les "traîtres" a la perpétuation des gènes "in-group".

Bon, j’ai fait à la hache, y a 10000 nuances à rajouter, 10000 sous-cas à expliquer, mais c’est pour faire avancer la discussion de manière constructive, j’espère.

Pour moi, il y a un manque, un angle mort (qui pourrit tout) dans le droit français, et j’essaye de l’expliciter. Plutôt que de rejeter en masse la hiérarchie du droit actuelle (ce qui serait plus simple), j’essaye de l’adapter à quelque chose qui serait meilleur pour absolument tout le monde, à mon sens (même les musulmans, même les tribus LGBT, même les femmes, et même les fachos ou les républicains ou les gauchistes). Du bon gros universalisme, mais, pas anti-biologique (attention, je ne réduis pas la biologie à vouloir se reproduire avec ses semblables, loin s’en faut, mais c’est une question importante selon moi) comme c’est le cas actuellement, ce qui crée d’énormes tensions.


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