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Commentaire de maQiavel

sur La presse féministe s'acharne sur une association, SOS Maman


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maQiavel maQiavel 15 juin 2021 12:07

@yoananda2

-Juste une précision : le fait que les enfants mourraient plus au moyen âge qu’aujourd’hui ne change rien au fait que ces enfants étaient des homo-sapiens. Encore une fois, le fait d’appartenir à une espèce ne relève pas d’un choix arbitraire, tout comme le fait d’être de sexe masculin ou féminin, c’est une donnée biologique. Là-dessus, je ne fais que constater. Après, je constate que ce qu’on appelle « humanité » est arbitraire et c’est ça qui me pose problème. Maintenant, sur le droit de tuer, là c’est autre chose, j’ai une opinion et nous pouvons en avoir des différentes. Ce sont deux sujets différents, l’un relève du fait biologique et l’autre de l’opinion. Et mon opinion est qu’il devrait être interdit de tuer des membres de notre espèce.

-Une fois cela dit, ce que tu dis sur l’interdit du meurtre est très intéressant. Pour le dire clairement, est humain pour toi celui qui est socialisé, qui s’insère dans des relations sociales. Mais je trouve ta conception très dangereuse. Quid des gens qui pour une raison ou une autre n’ont plus d’amis ou de familles, des gens qui ne sont plus aimé par personne, comme on peut le voir aujourd’hui avec nos anciens dans les maisons de retraite ? Ta conception justifie leur élimination : après tout, ce ne serait pas un meurtre puisque leur solitude ne fait plus d’eux des humains, les faire disparaitre ne causera aucun dommage émotionnel puisqu’ils n’ont plus de proches. Et ça me fait très peur connaissant le contexte néolibéral ambiant et le désir de faire des économies en termes de santé publique, il y’a là un cocktail monstrueux. Et ce que tu dis là finalement valide mon propos : en fixant arbitrairement le périmètre de l’humanité, il n’est pas impossible qu’un jour, j’en sois exclu. Eh oui, cette conception me terrifie. C’est pour ça que plus haut, j’ai parlé de la notion de « lebensunwerte Leben » chez les nazis, on est pas si loin que ça de ça en fait.

-Mais là, on entre de plein pied dans la philosophie du droit : l’interdit du meurtre n’est pas fondé sur l’idée que son réseau relationnel ressentira émotionnellement la perte, il est fondé sur un objectif de paix civile. Une société dans laquelle tout le monde peut assassiner n’importe qui ne survivrait pas à elle-même. C’est la peur de la mort violente qui va mener à ériger cet interdit qui nous permettra de « vivre ensemble ». Et précisément, une société qui modifie en permanence le périmètre de l’humanité sur des critères arbitraires crée un état d’insécurité permanente puisque je ne sais pas si dans 10 ou 20 ans je serais toujours considéré comme un humain. Le réflexe que cette peur éveille en moi, c’est le désir de défendre ma vie, donc de m’armer en anticipant ma possible sortie de l’humanité. Et là, on parle d’embryon et de fœtus, donc personne ne fait attention mais lorsqu’on parlera des nouveaux nés ou des personnes âgés, et peut être de nouveau exclure des races ou des ennemis politiques, de plus en plus de gens ressentiront cette insécurité et se mettront eux aussi à anticiper leur sortie de l’humanité. A termes, ça crée une société de la défiance où chacun a peur de ne plus être considéré comme humain du jour au lendemain, et donc l’impossibilité de vivre en commun.

Tu parles de raison "pure" mais tu sembles oublier une émotion très puissante : la peur. L’instinct de survie, le désir de persévérer dans son être. 


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