• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Étirév

sur Etre un homme aujourd'hui - Génération 2.0


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Étirév 17 juillet 12:30

Préjugés à propos du mot « Viril »
Le mot viril sert actuellement à indiquer tout ce qui est masculin. Il exprime entre autres une idée de force ; mais de force génératrice. Par extension, nous voyons qu’on employa le mot viril pour qualifier tout ce qui appartient à l’homme, supposant que tout, dans l’homme, est viril c’est-à-dire que tout est fort. S’il s’agit de la puissance musculaire le mot n’est pas déplacé, l’homme est fort, donc il est viril. Mais il arriva que l’homme, ignorant ou méconnaissant les lois physiologiques qui le régissent, s’avisa d’étendre ce terme à tous ses organes, même à son cerveau, ignorant que c’est parce que l’organe génital est fort, que le cerveau ne l’est pas ; c’est-à-dire que c’est parce que la force est dans le membre générateur qu’elle n’est pas dans l’organe intellectuel, donc un cerveau viril signifie un cerveau faible, puisque, plus l’homme est mâle, plus son intelligence décroit.
Cependant les hommes disent, en parlant d’un esprit fort : c’est un esprit viril, deux mots qui se contredisent. Si l’homme est viril, c’est-à-dire mâle, son esprit est faible, si son esprit est fort, c’est qu’il est peu viril.
Nous savons bien que le mot viril ne signifie pas seulement force, il signifie aussi vertu, La vertu masculine, c’est-à-dire le contraire de la force génératrice, la continence.
Mais cette signification du mot s’est altérée et on a confondu « vir » avec « vis », force. Le mot vertu du latin « virtus » dérive du mot « vir » (homme), et forme le mot virilité qui indique le courage moral de l’homme. La base de la vertu, était pour l’homme, la résistance à son instinct ; il faisait acte de courage moral s’il résistait à l’entraînement sexuel ; pour cela il lui fallait mettre en jeu la volonté. De là, courage, volonté, vertu, étaient considérés comme des actions viriles, morales, parce que c’est chez l’homme seulement que les impulsions de l’instinct ont les fatales conséquences que nous avons énumérées. Mais le mot vertu qui dérive de viril a été démasculinisé, malgré son étymologie, et appliqué à la continence de la femme, non plus à celle de l’homme.
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès