@micnet
Pour le
reste, moi je suis d’accord avec vous :
-Il est
évident que les espaces sociaux dont je parle ne sont pas figés, ce n’est pas quelque
chose de statique et de parfaitement délimité, ils sont constamment mouvants, dynamiques
et imbriqués. Ce n’est d’ailleurs pas parce qu’une personne est dans sa chambre
avec son épouse qu’il peut lui faire n’importe quoi, si elle porte plainte et
qu’il est prouvé qu’il l’a violé il sera condamné, il ne pourra pas justifier son
viol par le fait qu’il fait ce qu’il veut dans sa sphère intime, il y’a des réglementations
publiques qui touchent toutes les sphères.
-Il est aussi
évident que les dynamiques totalitaires font éclater tous les espaces sociaux,
il ne reste plus que l’Etat qui contrôle techniquement tous les aspects de la
vie. Il est en effet tout à fait possible qu’on demande un jour aux gens de
filmer leurs ébats par des télécrans.
Une fois qu’on
a dit ça, on voit bien que la question des limites à poser à la collectivité et
aux individus à l’intérieur des différents espaces sociaux est fondamentalement
politique. Qu’est ce qu’on considère comme souhaitable et qu’est ce qu’on considère
qu’il faut rejeter ? Les
affirmations creuses du genre « La collectivité passe avant l’individu »
ou inversement n’aide pas à formuler des réponses intelligentes. C’est pour ça
qu’il est important de partir de principes généraux car ce sont eux qui
permettent de réfléchir aux différents cas.
Finalement,
c’est toujours la même histoire de dialectique entre sécurité et liberté qui se
pose depuis des millénaires. En ce qui me concerne, je ne suis pas libéral mais
je reconnais que les libéraux ont formulé de très bons principes ( à mon sens) :
1. La
liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (on ne peut donc
concevoir une liberté qui autorise de porter préjudice à un tiers).
2. Une
restriction momentanée de liberté n’est pas nécessairement un problème quand
elle a pour effet d’augmenter la sécurité des personnes. L’action collective
requiert donc de restreindre les libertés individuelles à certains moments, et
d’instituer l’autorité capable de faire respecter ces interdictions. Cependant
toute restriction doit être dument justifiée.
Moi, c’est à
ces deux principes généraux que je me réfère pour me demander ce qui est acceptable
ou non. Et ce sont des principes généraux parce qu’il y’en a beaucoup d’autres qu’on
peut déduire logiquement ( donc des principes secondaires, tertiaires etc)
Sinon, il y’a une vidéo très intéressante
sur ces questions, je ne sais pas si vous l’avez vue ou si elle a été
publiée ici ?