@micnet
« Mais lorsque celle-ci entre en
concurrence avec le choix de la majorité, cela pose une vraie question. »
------> Moi ça ne me pose aucune question. Si la majorité décide de mettre un télécran dans ma chambre pour voir si
ma sexualité est conforme à ce qu’elle souhaite, je considère qu’elle peut aller voir chez les Grecs
si j’y suis, et je serais bien content qu’une institution puisse l’empecher de le faire ( de faire tout et n’importe quoi en fait).
C’est plus une question d’absolutisme que de souveraineté. L’absolutisme me répugne,
qu’il soit démocratique, aristocratique ou monarchique. Comme Tocqueville qui écrivait : « Je regarde comme impie et détestable cette
maxime qu’en matière de gouvernement la majorité du peuple a le droit de
tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité
l’origine de tous les pouvoirs. Je pense qu’il faut toujours placer quelque
part un pouvoir social supérieur à tous les autres, mais je crois la
liberté en péril lorsque ce pouvoir ne trouve devant lui aucun obstacle qui
puisse retenir sa marche et lui donner le temps de se modérer lui-même.
La
toute-puissance me semble en soi une chose mauvaise et dangereuse. Il n’y a
donc pas sur la terre d’autorité si respectable en elle-même, ou revêtue d’un
droit si sacré que je voulusse laisser agir sans contrôle et dominer sans
obstacles. Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de
tout faire à une puissance quelconque, qu’on l’appelle le peuple ou
roi, démocratie ou aristocratie, qu’on l’exerce dans une monarchie ou dans une république, je
dis : là est le germe de la tyrannie ».