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Commentaire de basile

sur François Bégaudeau : l'idéalisme de l'extrême droite et les impasses de la gauche


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basile 5 juin 12:08

Ah Bégaudeau, brillantissime ! Les mots justes viennent comme l’eau d’un torrent.

Fait penser à Soral.

Bégaudeau le sait bien, et il en parle du Soral qui n’a pas que l’antisémitisme à vendre mais autre chose aussi, une révolte face au réel insupportable, tiens justement comme Bégaudeau.

L’érotisme du racisme, bien vu. Il y a aussi l’érotisme de la torture.

Le réel, la Justice, l’individu, les trois idoles de Bégaudeau, comment ne pas adhérer ? Comment peut-on ne pas être de gauche ?

Ces trois idoles seraient ennemies du capitalisme selon Bégaudeau ? Faux, l’individu passionne le capitalisme, en tant que son unique source de revenus. Et le capitalisme a besoin de la science (le réel) au plus haut niveau pour produire de nouveaux objets séduisants. Côté justice, c’est moins clair, mais quand même, le business capitaliste a besoin de l’Etat de droit. C’est d’ailleurs dans les pays les plus "capitalistes avancés" qu’il marche le mieux. Pas simple le réel, hein, Bégaudeau !

Mais le roman, l’idéal, le collectif, l’idée de Dieu, comment ne pas adhérer ? Comment peut-on ne pas être d’extrême droite ? C’est tout de même plus érotique que la morale pisse froid (et souvent hypocrite cf. l’EN de gauche source d’inégalités) de la gauche.

Etre de gauche ou d’extrême droite ? C’est l’érotisme qui tranche. La gauche a perdu son pouvoir de séduction, elle a perdu le sens du réel. Le reste, on s’en fout un peu.

Heureusement, l’art réunit tout le monde, gauche et droite. Bernanos, Chateaubriand, Céline, Zola, Hugo, Maupassant, Proust …


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