@zz999
Les grandes questions, le nez en l’air, si dieu organise l’univers
ou si c’est le hasard qui joue aux dés, ça commence à être has been.
La chute thermique consécutive au big bang a fait passer une
partie de l’énergie en matière, par étapes. L’onde et le corpuscule (sa peau)
se sont rencontrés, la matière et l’anti-matière se sont séparées, les particules élémentaires sont nées et
certaines ont formé des premiers atomes.
Le réacteur thermique secondaire, l’étoile, a étendu la
famille des atomes (tableau de Mendeleïev).
Le troisième réacteur, la Terre, plus stable et tempéré a continué la course universelle vers les occasions de
montées en complexité. Ainsi la soupe primitive de matières organiques qui
ont polymérisé sous les incessantes réactions physico-chimiques (orages,
pluies, volcans, atmosphère épaisse, etc…). Cette polymérisation a aussi
fabriqué des protéines.
- Autopoïèse : une membrane a enfermé dans en milieu
intérieur un agrégat organique isolant d’un milieu extérieur pour choisir ses
échanges avec l’environnement. La naissance de la cellule. C’est une
organisation créée d’elle-même en rassemblant des organisations infras qui
interagissent entre elles en se déterminant des fonctions.
- Endosymbiose :
la cellule humaine a capturé d’autres cellules (ou ce sont elles qui se sont
faites copines, on ne sait pas). La mitochondrie est en fait une bactérie qui a été capturée. Le
chloroplaste est une cyanobactérie. Il y a même un retrovirus, dedans. Notre
cellule humaine est un espèce de truc tératogène, ou à différents petits trucs
qui vivent.
Après, vous pouvez
continuer de vous-même en montée d’orgnisations et fonctions : organes,
fibres, tuyaux, liquides, os, kératine.
On a même deux
kilos de microbiotes, de la tête aux pieds : champignons, bactéries,
archées, virus, bacilles. Des corps étrangers sans lesquels on ne pourrait pas
vivre, car notre anatomie propre n’est pas tout à fait autosuffisante.
Donc, pour
votre question, il y a aussi un parcours à étapes : polymères, acides
aminées, protéines, oses, riboses, ribosomes (ARN) désoxyribose (ADN). <== Ce que j’ai écrit ici n’est
pas forcément juste, c’est de mémoire, il faut retenir le principe du cheminement
vers la complexité : des organisations inférieures vers celles
supérieures. Dont nous êtres vivants humains.
Autre chose :
la phrase : "La matière est faite vide". On sait que si on
rassemblait toutes les particules élémentaires de la planète à touche-touche,
la matière tiendrait dans un dé à coudre (moins de 2cm3). Alors notre propre corps :
il faudrait un bon microscope pour le voir encore. Pourtant, notre main gauche
ne peut pas traverser le bras droit, c’est "plein". Il y a un truc.
L’univers est fait d’énergie et de matière.
Et peut-être de vide, on ne sait pas encore : si c’est vraiment "rien" ou quand même quelque chose. Les physiciens se penchent de plus sur l’évolution de l’informatique pour s’interroger sur une composante supplémentaire de l’univers : l’information.
Atari a inventé le jeu pong dans les années 90. C’était de la programmation pas à pas, en 0 et 1 sur 4 barrettes de mémoire. Maintenant, on a le jeu Doom, et même de la réalité virtuelle en 3 D. On est passé d’une scène fixe entre deux traits mobiles avec un point à déplacement constant, à de milliers de scènes de grande ville, animées avec un des milliers de situation possibles. Cela ne demande pas plus de quantité de matières que les barrettes d’Atari (hardware). Par contre, ce sont les algorithmes qui se sont étendus de façon gigantesque, arborés, avec un empilement ahurissant de programmes les uns dans les autres. La matière n’a guère été augmentée en volume, mais ce sont les programmes, l’empilement d’infos qui ont fait exploser cette réalité virtuelle démentielle.
Il en serait peut-être de même avec notre univers, comme notre corps : une architecture d’informations, encodées les unes les autres (particules, atomes, molécules ,etc...), qui demandent très peu de "matière réelle". 2cm3 de "matière" suffisent pour fabriquer toute la réalité de la planète Terre qui a encodé un nombre ahurissant d’informations.
Le code phi, par exemple, très connu, qui est la proportion 1,618 constante, advenue un jour, pour fabriquer toute matière.
Encore une fois, je décris une hypothèse flottante parmi des physiciens.
Donc on commence à avoir à manger pour comprendre notre univers, qui dépasse la question de dieu ou du hasard : on n’en a plus besoin.
La question de dieu est juste une question individuelle ; si vous irez au paradis ou pas.