@herve_hum
Les mots sont des outils pour échanger les pensées et ne
sont pas toujours commodes. Les mots sont souvent polysémiques et en plus, les
concepts qu’ils désignent sont souvent aux contours flous. Mais j’ai parfois de
la peine à suivre les vôtres.
De mon point de vue,
l’intelligence est en tant que moyen de nature mécanique, tandis que la
conscience en tant que recherche de sens, est sensible.
Il y une intelligence émotionnelle que certain
savent écouter et utiliser : savoir lâcher prise avant de se perdre, ou
piquer une colère qui casse une situation, mais aussi dénoue un problème, ou se
lancer dans une aventure rationnellement insensée mais à partir d’une émotion
où des intuitions disent que ça va aboutir. Il y a aussi une intelligence humaine : avec un simple geste trouvé, un juste mot qui dénoue, réconcilie, déclenche... Ce n’est pas mécanique.
C’est votre conscience qui
conduit les activités motrices de vos mains, bras, de votre corps pour préparer
un repas. La conscience est aussi le centre de commande de votre corps. C’est
mécanique.
il est possible de tout
imaginer à partir de la réalité, mais est il possible de faire de même en
partant de l’imaginaire seul, donc, sans réalité préalable ?
Un projet commence toujours
par l’imaginaire : je veux voyager, créer une association, construire un
bateau. C’est l’imaginaire qui construit le réel. Il peut même tailler dedans :
si c’est un bateau en bois, je taille dans des planches, poutres, tasseaux pour
faire la coque. Et même, pour faire les varangues, les charpentiers cherchaient
dans les forêts (et ça se fait encore), des arbres aux deux branches de bases
qui s’écartent en V car on en est sur de la solidité. C’est une activité d’imagination
qui permet de penser qu’une forme dans un arbre peut devenir une varangue de
bateau, ainsi de faire naître une autre réalité.