@yoananda2
Tout le monde était paumé, en effet, avec les images
incessantes des hôpitaux débordés et de cercueils dans tous les sens en Italie.
On savait que l’épidémie arriverait en France puisque ce n’était pas friendly
de fermer les frontières (bien plus scandaleux que de confiner la population
totale du pays…). Au tout début, des
généralistes continuaient à recevoir des patients pour soigner (et quelques uns
en sont morts) et d’autres ont refusé. C’est comme foncer dans un banc de
poissons : ils se dispersent, un temps pour soi, se font des petits groupes avant de refaire le
banc, plus loin, pour continuer selon les lois de la vie grégaire.
Sauf que le problème des "techniciens médicaux" est
ancien : cela fait longtemps qu’après le diagnostic du patient (en mode logigramme
et non plus holistique), ils se sont éteints à ouvrir le sempiternel Vidal sur
la table pour suivre l’ordonnance. Sans
compter les yeux du CNOM, d’Ameli, de l’ARS, de l’ANSM, de l’HAS, du
ministère, j’en oublie… Ils avaient déjà
perdu l‘art du traitement, le génie du métier, le réflexe de soigner qui les
aurait poussé réagir contre l’interdiction ignominieuse. En médecine de brousse, j’ai vu ça, un toubib
a reçu au dispensaire un pêcheur diabétique qui avait marché sur un poisson
pierre. Il est allé voir ce qu’il avait dans sa pièce à pharmacie, pour
composer un premier protocole, évolutif, puis varier et temporaliser les doses
de médocs en suivant avec ses appareils de surveillance, pour repousser les
différents effets du venin en évitant de déclencher une crise avec le diabète. Le tout en
concertation téléphonique avec deux autres toubibs. Voilà, c’est un médecin. Il
est heureux de son métier.
Sinon, vous devriez créer un doctorat en debonquage de
théorie du genre. En plus, cela vous ferait une double compétence avec la
zozotologie 2.0 S.C. (Super
Cleaner).