Grand merci à Gaspard et Gollum pour ces explications sur la
trichotomie (et à ged252, du coup, pour avoir relancé à son insu la machine).
J’ai appris l’âme comme la partie divine qui ira au paradis
si on est bien sage. Et je me souviens de ce Saint-Esprit (la fameuse
opération, justement, bien joué, ça a complètement marché), que j’apprenais au catéchisme.
Dès le primaire, je ne voyais déjà plus où se trouvait l’âme censée être dans
ma tête qui devrait plus tard m’envoyer au paradis un peu trop ripoliné pour
être vrai. Par-dessus, le Saint-Esprit, dont chaque Pentecôte nous fait la
grâce d’allumer la flammèche au dessus nos têtes, après le père, le fils (de l’Homme
qui appelle dieu "mon père"…), la fameuse Sainte Trinité qu’on
dessine à chaque signe de croix à quatre points : c’était un bric et broc
d’avance bien trop usant pour construire quoi que ce soit avec. Je décris tout
ça, car je ne dois pas être le seul à avoir accumulé autant de confusions, loin
de là.
Et c’est cet encombrement (ainsi que mon rejet) qui a
toujours entravé mes lectures, notamment de Platon, quand le sujet portait sur
les aspects de l’esprit et de l’âme. Ce qui m’a fait réagir, encore ici, dans
la restitution des propos de Guillemant en complétant "esprit" quand il dit "âme",
alors que c’est lui qui a raison. Misère...
Du coup "spirituel" est relatif à l’âme, notre respiration,
notre anima, entre notre corps et le divin (et tout ça que ça comprend : sens, conscience,
ego, psyché, volonté, action, émotions, sentiments, intelligence). Mais le
divin, ce vieux barbu censé nous attendre, qui a créé le cosmos pour terrain de
jeu car il s’emmerdait avec l’éternité. …
C’est l’intemporel alors, ou le cosmique, qui est le comburant de l’âme
avec le corps comme combustible ? Divin = dies, divum : le jour, la
lumière, le plein air. Ça va mieux. La pensée, empreinte du cosmos + formalisation des besoins à notre existence : ok.
Mais le mot "esprit", de "respiration" aussi, parasite sémantiquement, en doublon l’âme, le souffle, le prana, qui est aussi respiration. Et pneuma aussi, d’ailleurs. A moins
qu’il y ait un souffle de la vie (anima, vitalité) et un souffle de l’air,
la nature, le cosmique ?
Bref, il y a problème préalable : on est obligé d’utiliser
des outils sémantiques faussés et tordus pour construire la représentation de
la trichotomie. Mais, enfin, je décoince,
bordel !