Gaspard, Yoa, autres
Sur l’ordre naturel aux
apprentissages des opérations, ça semble bien l’addition qui commence. Même les
animaux en font, penser aux écureuils, l’addition, c’est le cumul.
Avant l’invention du congélateur,
l’humain, quand il rapportait un mammouth ou un chevreuil, il devait le
part-ager, sinon, ça pourrissait, il ne pouvait pas tout manger d’un coup. Avec
d’ailleurs le sentiment d’une dette pour celui qui recevait une part et une
obligation de retour, le don contre-don, déclencheur de l’économie. Et ce qui
raconte le part-age, c’est la fraction. Avec 1, on peut faire plusieurs, la
multiplication et la division ne sont que des aspects de la fraction, manières
d’aborder une même activité. Les parts d’un gâteau, ça devient aussi de la
géométrie, les calculs de quartiers et d’angles, la fraction fait aussi le
cadran, qui indique l’heure ou l’azimut à partir de son point de référence, les
pourcentages, etc... La fraction décrit le rapport entre deux choses, pas
simplement une chose, mais aussi la raison de cette chose. Les papyrus renseignent que les scribes
Egyptiens écrivaient les nombres en fractions, l’écriture mathématique la plus
ouverte.
J’ajoute que des fractions, c’est facile à faire avec un tas de cailloux (origine du mot calcul...). Les manipulations en ludiques ça aide mieux aux constructions cognitives avant de passer aux écritures mathématiques.
Donc en générateur du
calcul, le cumul, l’addition, puis la
matrice, la fraction qui ouvre à toutes les opérations arithmétiques et
géométriques pour décrire le réel. Si la multiplication est supérieure à l’addition,
la fraction est encore plus sexy, pour reprendre arthes.
Bon, après, il y a un
crétin, qui s’est amusé à faire des entailles sur un os il y a 35000 ans à
Ishango pour écrire des nombres premiers. C’est sûr, il fout tout par terre.