@Gaspard Delanuit
Il s’est passé quelque chose de très puissant
culturellement dans les 30 premières décennies du XXe siècle. Depuis, rien de
nouveau ou presque, on se contente d’exploiter les inspirations de cette
période.
C’est vrai.
Il y eu
toute une lancée avec les providences de la Révolution industrielle avec lesquelles un Jules Vernes ou Georges Méliès
ont su traduire l’enthousiasme, et les peintres, une douceur de
vivre acquise. Il y a eu toute cette pluie métallique, nouvelle, pendant la 1ère
G.M. Le courant autoritaire des années 30 a porté le deuxième coup de bélier.
Puis la 2ème G.M. a jeté une lumière crue sur les artistes, en tout cas France avec
la collaboration et leur fonction d’éveilleurs de conscience.
Duchamp
avait aussi marqué la césure avec son urinoir renversé, iI avait dit lui-même
que l’art (en tout cas la peinture et la sculpture) touchait à sa fin, puisque
la Révolution industrielle produisant constamment dans la vie moderne des nouveaux objets, des
nouvelles formes et des nouveaux matériaux.
Bien sûr, "l’artiste" va dire qu’elle
"dénonce" quelque chose. "J’expose de l’immonde, mais c’est pour
dénoncer l’immonde". On connaît la chanson grinçante.
Et puis
celle qui ça peint ça peut sortir "Sature mangeant son fils", de Goya, en guise talisman. Pour briller, maintenant, il faut être le
plus malfaisant possible. C’est de ces gens là dont le système a besoin et qu’il
protège. Avec les applaudissements de celui qui devrait exercer la fonction de conservateur
du musée.