@TchakTchak
Toute la fracture
géante du dualisme, sous la férule du monothéiste.
Et oui, tout l’héritage de la modernité vient de la, et de cette "erreur", l’erreur de Descartes (cf Damasio).
Quand Descartes déconstruit les sens (pourquoi pas, l’idée n’est pas mauvaise) avec son doute hyperbolique qui l’amène à supposer un démiurge trompeur qui a fabriqué une prison mentale pour ses sens (la matrice en somme) il oublie une chose :
s’il peut raisonner, c’est précisément parce qu’il y a des patterns, des récurrences dans ses sens. Sinon, la logique n’existe pas "en elle-même".
Si tu vis dans un monde inintelligble, tu ne peux pas fonder de raison. Hors, il s’émancipe des sens qui lui ont permis de construire une pensée, une logique, en oubliant qu’il scie la branche sur laquelle il est assis.
"je pense donc je suis" n’est pas possible, le "donc" n’est pas possible sans la logique fondée sur l’observation de récurrences dans le monde sensible.
S’il était resté pure conscience, il n’aurait jamais put penser. Et c’et précisément ce qui se produit quand on médite, on passe derrière le voile de la raison, la pensée se déconstruit sous nos yeux, littéralement, on la voit se dissoudre (chose que Keim n’a jamais expérimenté, j’en fais le pari) et derrière, il y a autre chose, la pure présence, mais il y n’y a plus de "pensée", à la rigueur un "être" car il n’y a même pas de "je" qui est aussi une pensée.
Donc Descarte à buté sur la limite du mental, mais il n’est pas allé voir ce qu’il y a au dela de cette limite. Les méditants au contraire y sont allé.
Derrière cette limite, en effet, le monothéisme s’effondre, le dualisme aussi. De mon point de vue, notre civilisation est malade du cartésianisme, du christianisme, parce que le christianisme plafone dans le mental, sans parler de ses autres aspects obscurantistes.
Thomas d’Acquin a essayé de faire la synthèse foi/raison, il a réduit la foi à la raison, je pense (je ne l’ai pas lu, je dis ça intuitivement d’après le peu que je sais de lui).
Derrière ce cartésianisme, on a l’idée que les animaux sont des machines sophistiquées sans âme, et donc toute l’exploitation de la nature qui va avec, et en fait, de fil en aiguille, on a tout l’humanisme (qui fait de l’homme le centre), et donc, le règne de la raison, la démocratie libérale, et donc l’immigrationisme (qui fait des droits de l’homme, quel qu’il soit, un absolu), et pour finir la civilisation de la sodomie qu’on est en train de devenir avec l’introduction des cirques lgbtqiaz+ dans les écoles maternelles ...
Evidement Descartes validerait probablement pas tout ça ... je ne l’accuses pas lui, il a fait ce qu’il pouvait en son temps.