@micnet
Ben voilà, c’est exactement ce que je dis aussi depuis le début ; Ouf, ça y est on y est arrivé !
mais on a toujours été d’accord la dessus... ça n’a jamais été la question débatue.
La question est qu’est-ce que le "soi", qu’est-ce qui définit notre identité, qui est "nous" et qui est "eux".
Moi, je suis un animal, les miens sont ceux de mon sang, ma famille biologique, mes proches et par extension ma race. Je raisonne comme 97% des humains qui ont vécu sur terre, c’est à dire, comme tout humain hors de l’occident actuel, et comme tout humain avant 1945. Les siens ce sont les frères, les soeurs, les parents, les cousins, et par extension, de clade en clade, la race en passant par l’ethnie.
Je peux être en désaccord sur tout avec un proche (père, mère, soeur, frère, enfant), le jour ou elle a un soucis, je suis la pour lui/elle. Point.
Avant, dans le monde pré-industriel, la question ne se posait pas parce qu’on n’avait pas le choix, tout le monde était blanc et chrétien. Basta.
Maintenant, c’est très différent. Mais on est obligé de choisir son identité parce que ça ne va plus de soi. Ce à quoi on assiste (auquel je participe) c’est le délitement des anciennes identité. Pour certains c’est la patrie, pour d’autres la république, ou le christianisme, ou le libéralisme, ou sa tribu, etc... mais il n’y a plus de consensus.
On peut espérer ou forcer tout le monde à se rallier à tel ou tel drapeau, mais le fait est que le délitement est la et bien là désormais. C’est un fait acquis. Moi je raisonne dans ce cadre. Pour moi, vos histoires de patriote ou de nationaliste ou de civilisation ou de christianisme ce sont des vestiges parce que vous ne voyez pas le tableau d’ensemble. Vous raisonnez comme si l’identité français allait de soi. Ce n’est plus le cas.
Je le dit et le redis, je ne suis plus français. Je suis un des rares à le dire et l’assumer, mais dans les faits et la pratique, je suis légion. Nous sommes très nombreux, même si on est peu à l’avoir conscientisé et assumé. Je suis majoritaire. La France n’existe plus. C’est une idée. Elle ne vit que tant que les gens y croient. Les gens n’y croient plus, par leurs actes.