@micnet
je te réponds sur "la science".
Je vais devoir "ouvrir" le mot "la science" qui est trop générique pour une discussion plus poussée.
Donc, il y a la méthode scientifique, et les gens qui la pratiquent, constituant une classe sociale de nos jours.
La science (je parle de la méthode) est actuellement malade. La science (je parle de l’institution) est actuellement malade et en conflit interne.
La science (en tant que pratique majoritaire dans les université) se fourvoie dans le matérialisme débridé. (ce n’est pas du positivisme qui est une approche apophatique sur laquelle je n’ai pas vraiment de critique à formuler)
Ensuite, il y a la récupération de la science par les politiques, et la société civile, c’est encore tout un autre sujet et oui, ils font beaucoup de merde avec "la science" qui se compromet pas mal aussi. Pour faire simple : la science est descriptive, jamais prescriptive (car la science est amorale).
Exemple : la science peut te dire si les races existent ou non, ce qu’elles sont, mais elle ne peut pas te dire si c’est bien ou mal. Les races pourraient exister et on pourrait avoir comme projet politique de les faire disparaître, ou les races pourraient ne pas exister et on pourrait avoir pour projet politique de les inventer.
La science va nous donner les moyens de réaliser nos ambitions arbitraire.
Les politiques covid ont été vendues comme scientifiques, mais c’est du marketing, et surtout c’est un symptôme de la démission du politique.
La politique c’est anticiper (ce qu’ils n’ont pas fait) et trancher, choisir (on a choisi les vioques contre les jeunes, mais sans dire explicitement les enjeux).
Maintenant, dernier point avant de recentrer sur notre débat : la science et la "foi". À l’heure actuelle, la science est "objectiviste" dans sa grande majorité, c’est-à-dire qu’elle ne s’occupe pas des croyances de chacun. Le "sujet" ce n’est pas son sujet si je puis dire. Donc, la science en principe laisse chacun croire ce qu’il veut. Mais comme tu le sais, la science à son mot à dire sur la réalité. Tu peux avoir tous les amis imaginaires que tu veux, mais si tu dis que ton ami imaginaire existe en vrai, alors la science peut venir te demander des comptes "ha oui ? donc il doit laisser des traces, montre nous ces traces". D’où je critique les exégèses religieuses qui ne sont pas purement "intérieures", qui prétendent avoir prise sur le monde réel.
Enfin, concernant la "civilisation", oui, pour moi, la civilisation ça n’existe pas sans science. On peut toujours chipoter sur qui est plus ou moins civilisé (le consensus est qu’à l’age axial, il y avait 3 civilisations : la méditerranée, la vallée de l’Indus, la Chine).
Mais pour moi, c’est simple : si les chinois vont sur la lune et que la condition de la femme chez eux est déplorable, ils seront une grande civilisation. Ce n’est pas aux moeurs qu’on juge le niveau d’une civilisation mais à ses réalisations, ses accomplissements, ses exploits.
Peut-être que l’égypte ancienne avait des moeurs barbares, mais la construction des pyramide les classe dans la case "civilisation".
Si toi tu juge le niveau d’une civilisation au niveau de christianité de ses moeurs, ben forcément, on ne va pas s’entendre
mais ça me semble difficilement soutenable.