@micnet
C’est mathématique. Donc pour reprendre l’exemple de Marc Dutroux, si
vraiment il ne peut faire autrement que de céder à ses pulsions, alors
on ne peut lui imputer aucune responsabilité puisque, par définition,
"il ne pouvait pas faire autrement". Et il en va de même pour
l’intégralité des délinquants et des meurtriers.
Exact. Je ne connais pas Dutroux mais supposons qu’il ne soit pas "responsable". Disons qu’il n’a pas choisis ses pulsions (et moi non plus) mais qu’en plus, il ne les contrôle pas, on sait que ce genre de pathologies existent de toute manière. Alors supposons.
Donc il n’est pas responsable. Est-ce que ça veut dire qu’on le laisse en liberté continuer ? bah non. On doit quand même préserver la société pour qu’il ne fasse pas plus de victimes. Ce n’est pas une question de responsabilité ou de libre arbitre. C’est une question de bon sens.
On n’a pas besoin de le "punir". On peut "punir" quelqu’un s’il peut changer de comportement, pour le "forcer" à changer. Sinon c’est juste une perte de temps. Alors là, dans le cas Dutroux supposons qu’il ne puisse pas changer de comportement. Bon ben là, c’est au choix de la société, mais il faut l’empêcher de nuire. Si on est humaniste on va soit le castrer chimiquement pour qu’il reste le plus libre possible, soit on l’enferme dans un endroit ou il ne peut pas faire de mal, soit on le tue si on est plutôt "économe" (une balle coûte moins cher que les solutions précédentes). C’est une question de moyen (la justice doit avoir des circonstances d’application) et de choix culturel.
Pas besoin d’inventer un libre arbitre pour gérer ce genre de cas.