@Gollum
Au fond ce qui est en question ici est comment jauger d’une catastrophe et qu’en est-il de sa positivité éventuelle ?
de notre point de vue humain, oui, POSSIBLEMENT (c’est loin d’être certain) nous sommes à l’aube d’une catastrophe.
Admettons que ce soit le cas et que dans 100 ans, l’humanité disparaisse, ou même la majeure partie de la vie sur terre à cause de nous.
Bon ben du point de vue de gaïa, de la nature, ça lui fera une belle jambe.
En gros, je ne suis même pas sûr qu’elle se rende compte de notre présence, et oui, même avec le réchauffement. Pas plus que nous on ne se rends compte de la radioactivité qui nous traverse et peut nous tuer.
A une époque le top du top sur la planète c’était les eukariotes, puis une autre époque ce fût les dinosaures, et il y a eu plein d’époques comme ça qui ont laissé place à d’autres choses.
La seule chose avec laquelle je suis en désaccord avec Tchak en dernière instance, c’est que je récuse qu’on prête des intentions humaines à la nature comme on le faisait pour Dieu à une autre époque. Gaïa, oui pourquoi pas, mais ni bienveillante, ni sage, ni équilibrée ou je ne sais quoi qui n’est qu’une projection de notre humanité sur un truc qui n’est PAS humain. (je n’ai pas dit "pas conscient", "pas vivant")...
Les "équilibres" de gaïa ou je ne sais quoi, c’est du baratin écolo post-moderne (hériter de l’humanisme, héritier du christianisme, héritier du pré-dualisme platonicien ... bref) qui au lieu de traduire une angoisse (que je partage) la projette sur des "forces supérieures".
C’est analogue au théisme chrétien et je combat ce théïsme parce qu’il ne peut que nous mener à la catastrophe justement, parce qu’il ne décrit pas le réel, et qu’il nous empêche donc de résoudre la situation de manière "coopérative".
Les Dieux ne sont pas sages.
L’idée d’un Dieu humain sage (Jésus) est une hérésie, une faute de l’esprit.
Il y a des forces de la nature, et, qu’elles soient vivantes ou non, conscientes ou non, ce sont des "forces", pas des sages bienveilants qui cherchent l’équilibre ou l’harmonie ou à satisfaire je ne sais quel fantasme océanique très humain.
C’est au fond, ma seule critique, certes recurrente/redondante.
Oui, le christianisme et le catholicisme en particulier est lourdement fautif au regard de l’histoire sur cette question précise. Les dégâts qu’il a fait son énormissimes et pour moi, le peu de bien qu’il aurait pu faire ne compense pas. Et même si c’était le cas, il n’y a RIEN dans le christianisme et ses dérivés humanistes ou post-modernistes qui puissent nous aider à éviter la catastrophe, que personnellement, je redoute parce que je suis un humain, justement.