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Commentaire de TchakTchak sur La super-intelligence, le Graal de l'IA ? - Agoravox TV

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Commentaire de TchakTchak

sur La super-intelligence, le Graal de l'IA ?


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' TchakTchak 18 novembre 2024 01:06

@Gaspard Delanuit et autres
.

Je suis quand même en entre-deux sur ce sujet, comme Gollum. 

La conscience est un fait d’expérience, c’est notre sensibilité qui dit l’évidence de celle-ci. La science consiste à objectiver des réalités, la conscience ne l’est pas (ce qui est l’erreur du scientiste, comme yoananda).
On ne peut pas transmettre par la science la saveur d’une mangue, la douleur d’une brûlure ou l’extase d’un coït. La saveur est une information de l’ordre du sensible, comme la conscience, le savoir est une information de l’ordre du rationnel (extraite, caractérisée, objectivée, scientifique...). Tout au plus, on peut dire des informations se rapprochant du goût de la mangue par le jeu des analogies avec d’autres expériences du sensible (sucré, doux, etc...).

L’intelligence découle de la conscience. Du moins l’a t-on cru pendant longtemps.
Si l’intelligence est une capacité à organiser des activités et à les percevoir, on le constate dans le monde vivant comme dans la biologie. On le constate aussi en physique : les systèmes gravitaires, les interactions chimiques, atomiques, le quantique, etc... Pour ma part, à moins qu’on me le contredise, et je suis ouvert, je ne vois plus de différence entre intelligence et néguentropie.

On récupère maintenant la vieille maxime : le tout est plus que la somme des parties.
En écosystèmes, en holobionte on constate des relations entre systèmes qui font émerger avec la complexification par le jeu des intermédiations des "tout" qui deviennent surdéterminants, créateurs à leur tour. Notre production de pensée n’y échappe pas entre le "eux" et le "nous" qui sont créateurs de communautés comme de conflits. Notre conscience est l’expression de notre tout individuel relativement à ce qui nous entoure. Le cerveau reptilien étant déjà le tout de notre biologie qu’il entretient en vie, même quand on dort. De même un tout entretient l’activité de la biosphère, un autre fait ses productions dans l’univers.

Le numérique fonctionne avec l’électricité, avec des machines qu’il apparie et pilote, avec de l’intelligence humaine. Là aussi, il peut y avoir l’émergence d’un tout, surdéterminant et créateur, avec sa propre intelligence (bien que j’hésite avec ce mot, ou il faut en créer un autre). Même si ce tout n’est pas celui de notre conscience, le jeu des analogies peut prendre la place de l’inobjectivable, et, ce qui devient notre vulnérabilité, l’indéfinissable. 

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