@Gollum
Lire les miracles comme des
documents historiques, ce qui est le risque fondamentaliste, ou les
refuser, parce que non historiques, ce qui est le risque rationaliste,
conduit dans les deux cas à passer à côté de leur signification.
je vois que les théologiens sont devenus experts en baratinologie normande "ptet ben koui, ptet ben knon"
Attention, faut pas trop réfléchir aux miracles, ça fait mal à la téteuuu, et ça empêche d’avoir la foi.
Alors, il y a 3 niveaux :
trois niveaux de compréhension : 1. Evènement inhabituel, étonnant ou
extraordinaire susceptible d’être perçu par tout observateur intéressé
et impartial. 2. Evénement non susceptible d’explications rationnelles
par les capacités humaines ou par des forces connues agissant dans le
cadre spatiotemporel. 3. Evénement résultat d’un acte divin particulier
paraissant impossible et relevant donc d’une approche
philosophico-théologique
C’est assez mignon comme tortillage de cul, parce que finalement, la référence c’est la science. Est-ce qu’on peut expliquer par la science ou pas : "observateur impartiale" "explication rationnelle dans le cadre spationtemporel", ou "acte divin" (miracle qui viole les lois de la nature).
Tout est défini en rapport à la science, même si c’est à mots couverts.
Mais ça ne permet pas d’avoir un cadre cohérent posé à priori (et donc réfutable) pour interpréter les miracles.
C’est l’art du tortillage de cul poussé à son extrême pour justement, ne pas pouvoir être réfuté.
On n’en attends pas moins de théologiens et on se souvient de la querelle sur le sexe des anges...