@nono le simplet A mon époque on entrait au Lycée sur un concours d’admission passé à 10ans Donc comme beaucoup d’élèves puis d’étudiants à mon époque j’ai eu mon Bac, examens complètement désuet et inutile mais obligatoire pour s’inscrire en Facultés, en fin de Terminale à 17ans, ce qui était très banal.
Mon père est mort juste avant mon bac et les conditions financières familiales ont brutalement changées. Or les Etudes de Médecine sont très longues et parfois couteuses Malgré ce désastre familial, j’ai donc embrayé tout de suite en PCB et poursuivi les 5 années suivantes.
Les deux premières années servaient à étudier tout ce qui est indispensable de savoir de fondamental , dont l’Anatomie qui était un pilier incontournable et redoutable au moment du partiel devant des pièces anatomiques.
Ces deux premières années été aussi faites pour éliminer le maximum de prétendants qui n’avaient aucune chance d’y arriver, tant il y a de choses à apprendre, avec une division par deux et par année.
La vraie Médecine commençait enfin en 3° Année. A partir de la vous étiez certain avec de la chance et un très gros travail d’être Médecins 3ans plus tard
La 5° année validée on pouvait faire immédiatement des remplacements en Médecine Générale. Il n’y avait à l’époque aucun stage ni de Maitre de stage et le Médecin remplacé était heureux de prendre enfin des Vacances !!!!
On pouvait AUSSI faire son stage obligatoire de 6° année précédants les Cliniques dans un service spécialisé de la Sécialité que l’on pouvait faire.
A l’époque, tout Médecin généraliste, pouvait faire évoluer sa carrière en faisant une Spécialité !!!!!! (totalement impossible de nos jours C’est ABSURDE !!!!).
J’ai donc passé mes trois Cliniques, examens finaux qui terminaient les études de Médecine en 1968. Avec mes expériences Hospitalières et celles de mes remplacements en Médecine Générale (j’ai adoré ceux à la campagne dans le Soissonais, avec de la vraie médecine et vrais malades pas du tout comme en ville), et en 1968 les Professeurs chargés de juger nos diagnostics étaient enfin pour le Dialogue avec des presque confrère sur des malades hospitalisés avec des cas tous intéressants, cela m’a laissé de très bons souvenirs
Ma Thèse de Médecine Générale indispensable pour être déclaré Médecin et s’inscrire à l’Ordre départemental pour exercer, était donc en fait une thèse de Radiologie hyperspécialisée (sur la biligraphie IV pour laquelle je m’étais entre autre injecté un flacon d’albumines humaines saturées en opacifiants iodés pour avoir des dosages de référence).
On pouvait s’inscrire à plus d’une spécialité. Il fallait simplement (?) trouver des disponibilités horaires tout en essayant de faire quelques remplacements pour gagner un peu la vie de la famille.
Les études de Radiologie étant sur 3ans on ne pouvait remplacer un radiologue qu’après deux années validées d’études de Radiologie.
Compte tenu des énormes contraintes financières de cette spécialité et de la nécessaire poursuite de sa formation Hospitalière on ne s’installait pas en Radiologie avant 30ans passés .
Le service Militaire étant alors à 27ans pour les Médecins (25ans pour les ingénieurs) j’ai donc été incorporé en 1971 alors que, marié en 1968 et père en 1970, j’étais Médecin diplômé en 1969 et j’étais avancé en Radiologie.
Revenu juste pour l’accouchement du deuxième enfant j’ai immédiatement repris la Radiologie Hospitalière à temps plein continuée à temps partiel ( finissant Adjoint) pour travailler aussi à mon propre cabinet
Retraite à 65ans après 40ans de Radiologie près de 10h par jour ouvrable plus les gardes hospitalières pendant plus de 20ans.