Intéressant, mais beaucoup de vidéos. Même si je ne les ai pas tous vus, j’ai bien noté la séquence de 16:16 à 28 de la toute première de Pierre BZH et les explications de Ramesh Balsekar, même si la métaphore du grand ordinateur est limitative, car le libre arbitre, est une question mal posée, fallacieuse. En effet, cela n’avance à rien de se demander si on est soit libre, soit déterminé, si c’est soit tout, soit rien.
Un bébé naît avec son cerveau reptilien, qui gère de toute façon son métabolisme, ainsi que son existence, celle-ci encore tributaire de sa génitrice. C’est après et progressivement que vient la conscience, intégrant les déterminants de son environnement et devant les assembler avec le centre de commande du corps.
Des physiciens, y compris des Nobel, avancent l’idée d’un univers intelligent. Auquel cas, cette intelligence aurait ramifié, distribué au fur et à mesure de son évolution, de ses matérialisations, serait devenue organique, la nôtre pouvant être comprise comme un (tout petit) terminal, à travers la somme de toutes les organisations physiques, biologiques, et autres systémiques.
La liberté est même peut-être une question posée à l’envers. Si c’est faire ce qu’on veut, c’est faire n’importe quoi : ce sont des actions qui n’ont pas de sens, qui butent sur nos limites, accumulent nos frustrations, comme le hamster, libre de courir autant qu’il veut dans sa même roue. Si la liberté, c’est "l’espace" de perception et compréhension qui nous est possible, alors c’est comprendre qui on est, sortir de notre aveuglement, construire progressivement soi comme en dehors avec les "choix parmi" dont nous disposons. Et c’est (se) construire à son tour dans le déjà construit, ce qui fait écho au dharma (ou svabhava), mode de pensée dont vient Ramesh Balsekar, ou au tao, voire à la sagesse telle que les Grecs ancien l’ont élaborée.