@ezechiel
C’est l’erreur du naturalisme.
Et le surnaturalisme ça donne ça (Tertullien) :
A ses yeux, les femmes sont ordinairement dangereuses pour les hommes (11) : qu’elles le veuillent, ou même qu’elles ne le veuillent pas mais ne prennent pas assez de précautions, elles risquent d’être pour eux une occasion de chute en éveillant leur désir (12), or, à son avis, le désir sexuel n’est permis par Dieu qu’entre conjoints (13), et ce qui est permis n’est pas réellement bon (14), le désir de nourriture étant le seul qu’il reconnaisse comme naturel (15). - En outre, les femmes sont historiquement coupables : à l’en croire, Eve est la principale responsable de la chute d’Adam — auquel le diable n’avait pu s’attaquer — (16), et
toutes les femmes encourent comme elle "la honte de la première faute et le reproche d’avoir perdu le genre humain" (17). - Enfin, elles sont ontologiquement inférieures aux hommes : l’homme est plus proche de Dieu parce que lui seul a été créé à son image (18), tandis que la femme a été créée à partir de l’homme et pour lui (19) ; l’embryon mâle atteint sa forme complète avant l’embryon femelle (20) ; de toute façon, bien que la vertu en matière d’abstinence sexuelle soit plus difficile à l’homme qu’à la femme (21), celle-ci est plus faible que lui (22) ; elle n’a même, finit-il par penser, aucune activité dans la génération : nourrice plutôt que mère, elle n’est qu’un champ pour la semence masculine (23). De ces conceptions, qu’il considère comme des constatations de fait, Tertullien tire des conséquences considérables. Puisque la femme est ordinairement dangereuse par le désir qu’elle peut éveiller, même si elle ne doit pas "adopter un extérieur en tous points grossier et sauvage" (24), elle doit " faire oublier en le dissimulant et en le négligeant (son) charme naturel" (25) et, si elle sort de chez elle, porter dès sa puberté un voile qui aille jusqu’à sa ceinture (26), en ne se souciant de plaire qu’à son mari et à Dieu (27). - En outre, puisqu’elle est responsable de la chute, elle doit non seulement enfanter "dans les douleurs et les angoisses" et subir l’attirance d’un mari qui est un maître (28), mais aussi, loin de chercher à plaire aux hommes (29) ou à elle-même (30), préférer " vivre en haillons", ambitionner "la tenue de deuil", se présenter " partout comme une Eve pleurante et repentante pour mieux expier et racheter par toute sa mise ce qu’elle tient d’Eve" (31). - Enfin, du fait de son infériorité naturelle, elle doit, même adulte, être soumise en tout à un homme : à son mari ou à celui qui est responsable d’elle légale- ment (32) - évidemment tant que cette obéissance ne la pousse pas à contrevenir à la loi divine - ; en particulier, dans l’Eglise elle ne peut accomplir aucune fonction supérieure à celle de diacre, pas même baptiser ou enseigner (33).
On notera que cette conception est assez proche de celle des islamistes.. 
Bref, match nul ! 