@micnet
Il me semble qu’une grande partie de l’impossibilité de communiquer sur des sujets sérieux qu’on observe sur les forums - par exemple sur ce fil de discussion entre Ezéchiel et les autres - tient à la différence de statut que l’on peut donner au concept de "généralité". L’esprit humain cherche des réponses "générales" mais il aime aussi trouver une manière de contester le caractère absolu de toute généralisation. Ce qui lui permet d’estimer que ses généralisations à lui sont imperméables alors que celles des autres — qu’il examine au microscope — révèlent des parois poreuses.
Sur le plan du "bons sens", il ne me m’apparaît pas abusif de dire que les animaux non-humains manifestent dans leurs comportements une bien moins grande liberté individuelle que les humains. Le fait que l’on puisse trouver des exceptions à cette tendance forte indique seulement que nous ne vivons pas au milieu des idées pures et des catégories mentales hermétiques. La nature est taquine et ne se laisse pas si facilement ranger dans des bocaux étiquetés. Mais cela ne retire rien à la valeur générale des généralités et au fait que des tendances fortes communément observables constituent des indices non négligeables.
De son côté, le propos d’Ezéchiel est à la fois protégé et limité par son caractère apodictique : il présente les choses qu’il estime évidentes comme des évidences face à des personnes qui, elles, ne les trouvent pas évidentes et qui lui réclament une preuve, puis une preuve de la preuve, etc. (dans le meilleur des cas, car il y a aussi des moqueries qui ajoutent du bruit à cette communication déjà difficile). Ce train de conversation ne mène nulle part et pas même à pouvoir localiser formellement le point originel de désaccord.