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Commentaire de Étirév

sur Irak, la mise en pièces d'une nation


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Étirév 30 mai 07:34

Julius Évola disait qu’une des tactiques favorites de la « guerre occulte » est d’attirer « toute l’attention de l’adversaire sur des éléments qui ne sont que partiellement ou secondairement responsables » de la Subversion. « Toute la réaction se décharge alors sur ces éléments, devenus des boucs émissaires », ou, comme il l’écrit ailleurs, des « faux objectifs ».
Lors de la récente guerre d’Irak, rendue possible en raison des attentats du 11 septembre 2001, bien que sur les dix-neuf terroristes censés avoir frappé les États-Unis, aucun n’était Iraquien, souvenons-nous des opérations de pillages et du saccage intégral du musée de Bagdad, organisés « professionnellement », sous la passivité totale des forces « américaines » (sous leur protection même affirment certains), et de la destruction de tous ses ordinateurs et archives dans lesquels étaient recensées et photographiées toutes les pièces de l’inventaire, ainsi que du vol de la majeure partie des 40 000 manuscrits et de la totalité des quelques 80 000 tablettes de terre cuite recouvertes d’inscriptions cunéiformes… des tablettes sumériennes dont le décryptage commençait à s’avérer fort instructif en ce qui concerne les influences babyloniennes chez les rédacteurs de l’Ancien Testament…
Du temps de sa splendeur, avant qu’elle ne devienne une ville profanée, c’est-à-dire un foyer de pourriture morale et finisse par disparaître de la scène du monde, Babylone était appelée « la Dame des Royaumes ». Rappelons ses fameux jardins suspendus, que l’antiquité citait comme l’une des sept merveilles du monde, dont on fait gloire à Nabuchodonosor, alors qu’ils sont dus à la Reine Nitocris qui régna avant lui. Au dire de Pausanias, Babylone était la plus grande ville que le soleil eût jamais vue dans sa course. Hérodote parle de la tour de Bélus qu’il a vue à Babylone, et qu’on appelle vulgairement la « tour de Babel », monument composé de huit étages, couronnés par une plateforme régulière où l’on faisait des observations astronomiques. Callisthène, au temps d’Alexandre, trouva à Babylone des observations astronomiques remontant à 1900 ans.
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