@nono le simplet ( Jean Desmaison ) Années 60.
Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas puisque vous ne l’avez pas vécu mais moi si ! En particulier le Latin (+ parfois le Grec) TOTALEMENT inutile pour la filière scientifique et COLOSSAL absurdité car énorme bouffeur de temps, était enseigné de la 6° à la I° de Lycée.
Tout cet enseignement absurde soit disant élitiste, pour l’élite SANS se préoccuper de l’utilité pour la Nation ni des débouchés professionnels réels était bâti sur un principe de connaissances maximum à remplir impérativement dans les têtes des premiers de la classe du Primaire, avec un examen filtrant (que j’ai passé à 10ans) pour pouvoir entrer au Lycée en classe de 6°. Ceux qui n’étaient pas aptes étaient dirigés vers l’Enseignement. Professionel. 1/3 des élèves seulement été réputés aptes à suivre cet enseignement secondaire dont le but était de pouvoir ensuite entrer en Facultés scientifiques ou littéraires ou de préparer les concours des Grandes Ecoles ou autres équivalentes et d’être capable THEORIQUEMENT de réussir sans trop de déchet, vu le cout très élevé pour la Nation de ces études.
Malgré ce filtrage du Secondaire, Bac obtenu (17-18ans très banal) , ensuite une Prépa ou propédeutique filtrait avec examen de fin d’année le groupe d’âge, souvent avec une division par deux ! Pour la Médecine (et Dentaire et Pharmacie) les I° et 2° Année servaient à éliminer le maximum d’étudiant avec une division par deux chaque année. A partir de la 3° année on était quasi certain d’être au bout de 3 années supplémentaires Médecin généraliste. (pour les hommes Service Militaire OBLIGATOIRE à 27ans). Le parcours des matheux vers Ingénieur ou équivalent était a priori Math Elem, Math Sup, Math Spé, (prépa) Concours HAUTEMENT filtrant pour accéder à + 3 ans minimum pour être ingénieur et le Service Militaire était obligatoire à 25ans.
L’élite littéraire avait un parcours équivalent avec des buts professionnels indépendants plus réduits le but principal étant Universitaire vers l’Enseignement
(mais tout le monde rêve d’être chercheur !).
A moins d’être TRES doué et super travailleur, la sélection en France se faisant sur les Maths il reste très difficile pour les littéraires de revenir à une filière scientifique supérieure. Pour des raisons politiques, cela été essayé en Médecine, faiblement matheuse, mais les résultats ont été médiocres en nombre.
La Politique ayant complètement envahi la France : de nos jours les Ingénieurs sont éloignés de la classe Dirigeante, les Politiques et les Financiers ayant pris la direction des entreprises, les littéraires brillent en Politique et dans tous le Monde Judiciaire, le Monde Médical et paramédical n’a plus du tout voix au chapitre complètement contrôlé par l’Etat et la Sécurité Sociale.
Sciences Po, HEC, ( et l’ex ENA) ,Droit, etc...règnent désormais sur la France.
En France on a toujours su parler pour faire marcher le petit Peuple au pas.